Refondation de l’Ecologie politique: entre nécessite et précipitation.

Publié le par Michel Verna

Au vu des sondages actuels et après vingt ans de pratique de la politique du pire par les différents partis écologistes, on pourrait penser que la politique du pire est la pire des politiques.

Ce n’est pas tout à fait vrai car si la nécessite de refonder l’écologie politique ne  fait plus de doute, le mise au même niveau de l ‘ensemble des formations écologistes est peut être une chance pour cette refondation.

Jusqu'à présent ceux qui étaient les mieux lotis en termes de voix, d’élus ou de finances imposaient leur loi aux autres sans même les écouter. Ce qui au final a conduit à la parcellisation de l’écologie et la docilité voire allégeance de certains écologistes vis-à-vis des partis de gouvernement. A bout du rouleau, il ne reste plus que les 1% d’intentions de vote en faveur de la seule candidate écologiste encore en lice, Dominique Voynet.

A partir de maintenant il ne reste plus que deux solutions pour l’écologie politique : soit se fondre dans l’écologie associative qui intéresse beaucoup les candidats des partis de pouvoir puisque elle ne met pas leurs mandats en péril, soit regrouper toutes les forces écologistes dans un seul parti chargé de défendre les intérêts de l’écologie et de répondre aux attentes de 15 à 20% d’électeurs potentiels.Mais cette refondation doit se faire sur des bases solides (apparemment les précédentes ne l’étaient pas). Et des fondations solides ce na se construit pas dans l’urgence, entre deux élections capitales et sous la conduite de responsables écologistes ayant rallié les candidats des partis anti-écologistes.

Au contraire, il faut pour construire une maison durable, faire l’état des lieux à l’issu des élections législatives, réunir tous les futurs occupants de la maison autour d’une table ronde (une sorte de congrès d’Epinay de l’écologie), définir les règles de vie en commun (la stratégie politique) et s’assurer les services d’un architecte qui prendra en compte l’ensemble des besoins des écologistes et non pas ses propres besoin personnels. Je ne pense pas que le  plus qualifié  pour le moment soit Nicolas Hulot , comme le souhaite la direction de Génération Ecologie, même si Nicolas Hulot  abandonne un temps ses cameras  et ses  croquis pour être plus présent  sur le chantier.

Il faudra aussi  éviter que certains locataires n’aillent travailler pour le compte d’autres partis pour revenir au bercail qu’en cas de chômage.

Bref si l’on respecte ces règles d’unité de temps, de lieu et d’action, la nouvelle pièce de l’écologie politique pourra être jouable.

Ainsi la politique du pire pourrait, paradoxalement, devenir la meilleure 

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Publié dans FRANCE

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