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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
La tentative du directeur de l’Assurance Maladie de faire payer les soins de longue durée par les mutuelles rappelle étrangement celles qui visaient à faire payer les réductions familiales sur les transports par la SNCF ou la hause du pétrole par les producteurs de pétrole. C’est donc un système déguisé pour faire payer les soins par les malades, compte-tenu que les mutuelles comme les pétroliers répercuteront ces déficits dans le prix de vente de leur produit, ici en l’occurrence, dans le montant des cotisations .
Comme il ne peut s’agir de maladresses à répétition, il faut bien convenir qu’on est face à une volonté durable du Gouvernement de faire voler en éclat la protection sociale, par palliers successifs.
Après le demantellement de la Recherche, on assiste à celui de la Sécurite sociale. Qu’en sera-t-il bientôt de l’assurance chomage ?
Que le gouvernement cherche à faire des économies, cela se comprend. Mais on attendait ces économies plutôt sur le train de l’Etat que sur le dos des malades. Quand la plupart des élus, à commencer par le Président de la République, se votent des augmentations de salaires doublant leur revenus, on est en droit de se demander si c’est dans les laboratoires ou dans les hopitaux qu’il faut chercher ces économies.
Certes, les régimes sociaux anglo-saxons vers lequel se dirige le système Sarkozien s’occupent peu des malades. Est-ce une raison pour attaquer à l’une des institutions qui contribue le plus à la qualité de la vie en France ?
Devra-ton bientôt assister à des procés contre les Ministres pour « non- assistance à personne en danger » ?
Bien entendu, le Ministère dira que le directeur de l’Assurance Maladie parlait en son nom propre. Dans ce cas il doit démissioner ou être débarqué. Seul son remplacement rendrait crédible les démantis gouvernementaux.
