Voynet sectaire?
Dira-t-on aussi, que l’Écologie politique française est la plus bête du Monde ?
En effet, depuis plus 14 ans (soit depuis « l’entente des écologistes » pour les élections législatives de 1993, les différents partis écologistes se sont affrontés au lieu de s’associer afin de faire plus de voix et avoir un meilleur impact sur la mise en application de la politique du « Développement durable ». À la politique d’association s’est substituée la logique de l’affrontement systématique. Le but étant d’éliminer les autres concurrents pour récupérer leurs voix.
Au bout de 14 ans de ce régime, les résultats sont parlants. Tous les partis écologistes sont affaiblis mais vivants et l’écologie politique n’a jamais dépassé son score de 1993 ( soit plus de 11% des voix). La plupart des partis écologistes, y compris les Verts, réalisent des scores confidentiels et chaotiques. Les sondages pour la présidentielle sur les candidats écologistes en sont un témoignage.
Une exceptions très momentanées est venues rompre cette monotonie des luttes fratricides: la fausse campagne de Nicolas Hulot, fin 2006.
Grâce au charisme de l’animateur d’USHUAIA, on pouvait pensé que l’écologie politique allait enfin sortir de la spirale de l’échec. Mais c’était sans compter sur les mauvaises habitudes qui reviennent au galop dès qu’on leur laisse la « bride sur le cou ».
Ainsi, pas plus tôt que Nicolas Hulot se soit mis hors circuit électoral, Dominique Voynet refuse de dialoguer avec les autres candidats écologistes , sur le plateau de l’émission de Christine Okrent (France Europe Express), en exigeant des dirigeants de FR3 l’exclusivité de l’émission de ce dimanche soir, alors que les responsables de l'émission avaient invité Mme Lepage, Mme Gamerre et M Waechter, Je regrette le sectarisme de Mme Voynet et la faiblesse des journalistes de cette émission.
Les électeurs apprécieront.
Il ne faudra pas s’étonner si en relançant la logique de l’ affrontement perpétuel, Dominique Voynet qui était déjà à l’origine de la non reconduction de « l’entente des écologistes en 1994 », renvoie l’écologie politique sur une nouvelle voie de garage pour la prochaine décennie.
À force de se tromper de cible et de tirer sur les autres écologistes plutôt que sur les partis opposés au « Développement Durable », on finit par se trouver a court de munitions pour le bon combat.