Projet REACH : la stérilité gagne le Parlement européen

Publié le par Yoann Gontier

 

Les euro-députés ont voté le projet REACH qui vise à évaluer et contrôler les composés chimiques présents dans les produits de consommation. Les études récentes tendent à démontrer la nocivité de telles substances, notamment, sur la fertilité.

Si cette réglementation constitue un premier pas dans le bon sens, il n’en reste pas moins que ce texte comporte de nombreuses insuffisances de telle sorte que le projet n’apparaît pas à la hauteur des enjeux.

Le renversement de la charge de la preuve opéré par le texte aura pour effet que désormais ce ne sera plus aux autorités publiques de démonter la nocivité des produits mais aux industriels de prouver qu’ils sont sûrs. Sur ce point, la réglementation REACH est une avancée.

Il n’en est pas de même s’agissant de la subistitution des substances les plus dangereuses. Le texte continue, en effet, à autoriser certaines substances parmi les plus dangereuses alors même que pour certaines d’entre elles des substitutions existent. En ce domaine, il faut avoir le courage politique d’imposer une substitution obligatoire et de ne pas faire l’économie d’une véritable politique de santé.

Génération Ecologie regrette également que le texte n’impose une obligation d’information sur la conformité ou non du produit qu’à déstination des seuls professionnels. Il aurait été légitime de rendre accessible ces informations au grand public notamment au moyen d’un étiquettage uniforme sur l’ensemble des produits dans toute l’Union. 

Si elle veut se repenser et dépasser la crise qu’elle traverse, l’Union européenne doit réorienter davantage son action en direction des citoyens. Cette avancée « en demie teinte » apparaît comme une occasion manquée. 

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Publié dans FRANCE

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