Finalement les banquiers n’ont rien appris de la crise.


Communiqué de presse du 10 août 2009
« Ils n’ont rien appris ni rien retenus » disait-t-on des nobles émigrés revenus en France à la faveur de la « Restauration » et qui réclamaient le rétablissement de leurs privilèges supprimés par la Révolution.
On peut en dire autant pour les banquiers qui ont sollicité l’Etat (c’est à dire le contribuable) pour faire face à la crise et qui se « sucrent » dés qu’ils le peuvent.
Le cas de la BNP qui approvisionné un milliard d’euros pour récompenser ses « traders » alors qu’elle a reçu 5 milliards d’euros de l’Etat pour faire face à la crise, en est une illustration.
Illustration qui fait suite à plusieurs tentatives des autres dirigeants de banque notamment ceux de la Société Générale pour octroyer des parachutes dorés à ses dirigeants.
Pour ces banquiers la morale est simple : « en cas de crise on se retourne vers le contribuable (via l’Etat) et quand celui-ci à le dos tourné on se partage les bénéfices ».
Ce n’est pas ainsi que les banquiers vont contribuer à rendre positive l’image du libéralisme déjà fortement écornée par les opérations douteuses qui ont conduit à la crise économique actuelle.
Que le Ministre en charge du secteur se demande si les banquiers ont bien respecté les règles (ou le décret limité dans le temps) alors que celles-ci ne fixent pas de limites au remboursement des aides de l’Etat, ne change rien au problème. Légale ou non l’attitude des banquiers est en tout cas « immorale ».
Que l’Education Nationale cherche à imposer « l’instruction civique » dans les écoles de la République : c’est bien ; mais il devrait aussi imposer des cours de morale dans les ses « grandes écoles » qui en France (et ce contrairement aux autres pays) fournissent la majorité des cadres des entreprises et des banques publiques.
Michel Villeneuve porte parole de l’ Alliance (tel : 06 16 58 81 73)
Michel Verna porte parole de Génération Ecologie (06 11 84 42 78)