La Roche-Guyon au cœur d'une nouvelle Réserve Naturelle Nationale
Les coteaux de la rive droite de la Seine, situés dans le bassin parisien autour de la Roche-Guyon, de Vétheuil à Bennecourt, viennent d’être classés en réserve naturelle nationale par décret du 30 mars 2009 (journal officiel du 1er avril).
Il s’agit de la 162ème réserve naturelle nationale. D’une superficie d’environ 268 hectares, elle couvre un linéaire de falaises de 8 km qui s’étend sur 3 communes du Val d’Oise : La Roche-Guyon, Haute-Isle et Vétheuil, et 2 communes des Yvelines : Bennecourt et Gommecourt. Elle s’inscrit en grande partie au sein du Parc Naturel Régional du Vexin français.

470 espèces de fleurs et 245 de papillons
470 espèces floristiques sont recensées dont 59 sont très rares à assez rares en Ile-de-France. Treize espèces sont protégées au niveau régional comme la Phalangère à fleurs de lis, l’Astragale de Montpellier, largement représentée sur le site, et une au niveau national : l’Alisier de Fontainebleau. L’entomofaune est le deuxième pôle d’intérêt majeur du site avec notamment 245 espèces de papillons recensées.
Jean Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire précise que « le classement en réserve naturelle s’inscrit intégralement dans le site Natura 2000 des coteaux et boucles de la Seine, caractérisé par sa très riche et originale végétation du site. Ce classement est un pas de plus dans la mise en œuvre de l’engagement pris dans le cadre du Grenelle Environnement de renforcer le réseau des espaces fortement protégés en France, dans l’objectif de couvrir d’ici 10 ans 2% du territoire terrestre métropolitain.»
Génération Ecologie Val d’Oise salue ce classement des coteaux de la rive droite de la Seine, car ces coteaux forment un vaste versant abrupt d’exposition sud sur lequel on trouve l’un des ensembles de pelouses calcaires les plus importants du bassin parisien Ces falaises et leurs pinacles crayeux représentent une entité paysagère, écologique et patrimoniale, la plus représentative de ce type d’habitat calcicole en Ile-de-France.