Encore un impôt indirect pour financer le trou de la Sécu .

Publié le par Michel Verna

           Le Gouvernement a tranché. Après avoir reculé devant le déremboursement des soins de longue durée, le Gouvernement à finalement choisi un impôt indirect plutôt qu’une taxe directe.

En demandant aux caisses de mutuelles complémentaires de contribuer au comblement du « trou de la Sécu » (évalué entre 4 et 5 milliards d’euros), le Gouvernement a finalement opté pour une taxe indirecte comme pour le plan de financement des chaînes publiques qu’il cherche à faire financer par les opérateurs de téléphonie mobile.

En théorie ces opérations ne concernent que des organismes professionnels mais en réalité elles touchent tous les usagers car il est évident que les organismes répercuteront leur « manque à gagner » sur leurs clients respectifs, c’est à dire les citoyens.

En effet, aucune mesure contraignante n’est envisagée pour empêcher les mutuelles complémentaires de santé d’augmenter les cotisations annuelles. Le Gouverement fait seulement appel à leur civisme et à leur « bon cœur ». L’expérience montre que ces vœux pieux sont rarement pris en compte par le marché. C’est donc tout bonnement une taxe indirecte que devront payer tous les mutualistes, c'est-à-dire les malades en puissance que nous sommes.

En choisissant les taxes indirectes payables par tous, en lieu et place des taxes directes ne touchant que les plus fortunés, le Gouvernement ne fait qu’accentuer sa politique anti-sociale. 

En votant pour Nicolas Sarkozy en 2007, les français espéraient de sa part un effort d’imagination pour trouver des solutions innovantes et surtout intéressantes pour leur pouvoir d’achat. Or, pour le moment, on ne voit que les vieilles recettes d’une droite ultra-classique.

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Publié dans Communiqué de Presse

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