Birmanie, le cyclone du désastre

Publié le par Michel Verna

Nargis, le premier cyclone de la saison dans le golfe du Bengale a été meurtrier pour la population birmane. Classé en catégorie 3  lors de son approche de la Birmanie , le cyclone a pénétré les terres vendredi soir sous la forme d’une tempête tropicale très violente avec des rafales de vents atteignant les 240 km/h.
Les vents violents, accompagnés de fortes pluies et d’une onde de tempête (raz de marée) ont été particulièrement destructeurs. La zone côtière du delta de l’Irrawaddy a été la plus touchée et des villages entiers ont été rayés de la carte. Cette région est la principale région rizicole du pays, elle regroupe 24 millions d’habitants soit près de la moitié de la population birmane.
D’après une estimation provisoire des autorités militaires à la tête du pays, le bilan serait de plus de 22 000 morts et 40 000 disparus. A priori, malgré les alertes émanant de l’Inde, la junte militaire n’a pris aucune mesure d’information et d’évacuation avant l’arrivée du cyclone Nargis et la population s’est retrouvée totalement prise par surprise. Le comportement de la junte militaire est intolérable, mais le silence de l'Europe  la rends complice de ce désastre humanitaire. Etrange silence du chantre du droit d'ingérance ( Bernard Kouchner), ce droit serait il réservé qu'a l'Afrique.
Actuellement, l’eau, l’électricité et les communications sont coupées dans une grande partie du pays, et leur rétablissement pourrait prendre jusqu’à un mois.
Cette région du monde avait déjà été durement touchée en novembre 2007 par le cyclone tropical Sidr qui a frappé le Bangladesh, pays voisin, faisant plus de 3 000 victimes et près de 9 millions de sinistrés.
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Publié dans FRANCE

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