Avec la disparition du dernier poilu, doit-on enterrer la guerre de 14-18 ?

Publié le par Michel Villeneuve

           Certes nous devons tous, à travers la disparition de Lazare Ponticelli le dernier poilu de la « Grande Guerre », rendre un hommage à tous soldats de 14-18 qui ont enduré des souffrances inouïs pour que la France reste indépendante. Cette indépendance fait qu’aujourd’hui la création d’une Europe unie sur la base d’une adhésion libre, est possible.

Cependant, il ne faudrait pas que la disparition du dernier témoin de cette catastrophe mondiale soit l’occasion de tourner définitivement la page sur cet épisode tragique et d’absoudre dans l’hommage aux soldats du front, les erreurs et les fautes des dirigeants et des chefs militaires qui des deux cotés du Rhin ont conduit à cette tragédie.

S’il y a un devoir de mémoire ce n’est pas seulement sur le sort tragique des millions de confrères de Lazare Ponticelli, mais c’est aussi sur les leçons à tirer de cette monstrueuse horreur qui ne doit rien à la Nature mais tout aux hommes qui dirigeaient le Monde à cette époque.  En premier lieu le Kaiser Guillaume qui est mort paisiblement dans son lit entouré de ses amis après avoir fait tuer des millions d’hommes et de femmes pour sa seule gloire.

Le fait que ces leaders aient vécu tranquillement dans l’opulence jusqu’à leur retraite alors que des millions d’hommes ont été fauchés en pleine jeunesse après des souffrances inimaginables représente le vrai scandale de cet épisode de l’humanité qui malheureusement se reproduit régulièrement.

La leçon à tirer de ce drame c’est que dans le cycle : menaces, guerres et finalement paix qui se répète inlassablement dans l’histoire, il serait préférable de passer du premier stade au dernier en sautant le stade intermédiaire en surtout  ne « bâillonnant » pas ceux qui dénoncent les faiseurs de guerre.

Sachant que les prochains combats de l’humanité seront pour la sauvegarde de l’Environnement et des ressources naturelles, verra t-on encore une fois ceux qui engendrent les catastrophes se poser en bricoleurs du «jour d’après » en ayant écarté les écologistes du dialogue sur l’avenir de l’humanité ?

L’hommage au « dernier poilu » c’est bien, mais la leçon de ces tragédies enseignée à nos enfants, c’est mieux.

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Publié dans Communiqué de Presse

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