Où est donc passé l’écologie dans les municipales ?

Publié le par Michel Villeneuve

 

 

Les scrutins se suivent et se ressemblent.  Par delà la succession des vagues bleus et roses qui ont tendance à grossir au fil du temps, les « vaguelettes » vertes ressemblent de plus en plus à un « clapotis ».

            Encore une fois, la radicalisation des enjeux entre la droite et le gauche a oblitéré les problèmes écologiques.

L’écologie politique n’est sollicitée par les électeurs que pour les élections sans enjeu immédiat comme les cantonales (où les candidats écologistes tirent leur épingle du jeu) et les européennes.

            Encore une fois les divisons des écologistes font que leurs problèmes internes font plus de bruit que leur propositions.

A quand un grand parti écologiste indépendant en France ?

Par delà ce souhait sans cesse renouvelé mais jamais mis en pratique, il faut analyser les résultats des votes.

Les Français ont voulu donner un avertissement sans frais au Président de la République mais sans toutefois se déjuger de leur vote en sa faveur au printemps dernier. La courte victoire de la gauche signifie que les français font encore confiance à Nicolas Sarkozy mais que c’est leur dernier appel avant de changer de bord. A lui de faire le nécessaire pour mériter leur confiance qui tant est que cela l’intéresse encore.

Un deuxième avertissement concerne la gauche. Le vote en leur faveur est un encouragement à trouver enfin un leader digne de ce nom, mais ce n’est pas une carte blanche pour faire n’importe quoi.

Enfin les électeurs sont restés fidèles au dernier vote puisqu’ils n’ont pas redonné au Front National les voix que Nicolas Sarkozy leur avait prises en mai avril dernier. Là encore on laisse une dernière chance au Président pour tenir ses promesses de campagne.

Quand au candidat François Bayrou, sa bonne côte de popularité liée à la baisse de celle de ses principaux concurrents n’a pas été suffisante pour redonner une place à son parti condamné à jouer les utilités grâce à son pouvoir de nuisance.

Dans ce petit jeu de chaises musicales, il y a donc une grande absente, c’est l’écologie dont tous les candidats ont parfumé leur programme électoral mais qui ne constitue pas encore un plat de résistance.

Génération Ecologie espère que ce le remède écologique sera sur l’étagère avant les catastrophes annoncées pour les prochaines années, fassent leurs œuvre.

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Publié dans Communiqué de Presse

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