Kokopelli vers une solution durable

Publié le par Michel Verna

L'Etat envisage de se dédire pour éviter à l'association Kokopelli,  qui vend et défend les semences anciennes, d'avoir à payer la  totalité des amendes auxquelles elle est condamnée, a indiqué mercredi la  secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Le sort de Kokopelli, basée à Alès (Gard) et condamnée mardi en appel  à 23.000 euros d'amendes pour avoir commercialisé des semences "non inscrites dans le catalogue officiel", a affleuré lors du débat sur  les OGM au Sénat. "J'ai dit clairement qu'il fallait réfléchir à un  éventuel dédit de l'Etat, pour que l'association n'ait pas à payer et surtout  à un amendement pour régler le problème", a expliqué Mme Kosciusko- Morizet à l'AFP. "Nous en avons discuté avec Jean-louis Borloo".

"L'association Kokopelli participe à la préservation de la  biodiversité, du patrimoine et des semences anciennes: c'est  intéressant, mais de ce point de vue notre droit est mal fait", a-t-elle estimé. S'il est  techniquement impossible d'introduire un amendement en ce sens dans la loi sur les organismes génétiquement modifiés, "on va voir comment  faire quelque chose" dans la loi concernant le Grenelle de  l'environnement,a-t-elle ajouté.

Selon les minutes des débats rapportées au Journal Officiel, Mme  Kosciusko-Morizet a estimé mardi soir devant le Sénat que l'association, en préservant des variétés anciennes, "remplit une mission de service  public et que sa condamnation pose problème. Nous travaillons à une éventuelle évolution législative pour sortir de cette situation  absurde". A son tour, M. Borloo a reconnu qu'il y avait  "indiscutablement un problème à traiter en liaison avec le ministre  de l'Agriculture".

Génération Ecologie se félicite des déclarations de M.Borloo et de Mme Kosciusko-Morizet, maintenant nous attendons les actes.

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Publié dans FRANCE

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