« Moins écologiste qu’Attali: tu meurs »

Publié le par Michel Verna

Les vrais écologistes ne peuvent qu’être étonnés à la lecture du rapport Attali sur la « libération de la croissance ».

En effet, ce rapport qui base tout le développement économique sur une augmentation importante de la croissance, propose de supprimer certains acquis de la « charte de l’environnement » et du « Grenelle de l’environnement » et en particulier le « principe de précaution » si chèrement acquis par les écologistes.

En préambule de son rapport, Monsieur Attali aurait pu se poser la question de savoir si la croissance n’avait que des effets positifs et si celle-ci ne risquait pas d’aggraver l’empreinte écologique de l’homme sur la Planète. Car c’est un fait établi qu’une part non négligeable de la croissance actuelle vient des ressources non renouvelables de la Planète lesquelles sont en voie d’épuisement.

Il est donc clair que la Planète et par voie de conséquence l’humanité toute entière, auront à souffrir d’une croissance mal dosée et mal dirigée.

La commission Attali aurait donc du discerner la croissance « respectueuse de l’environnement » de celle qui lui est néfaste.

Le rôle de la France est-il de se placer dans le peloton de tête d’une course à la croissance qui ressemble étrangement à une course à la mort de la Planète et de l’Humanité ou bien doit-elle, au contraire, promouvoir un modèle économique durable basé sur une utilisation raisonnée des ressources non renouvelables et sur la préservation du patrimoine commun pour les générations futures ? C’est la question que je pose.

Si le rapport Attali se place dans la première éventualité alors il a pleinement rempli son rôle si ou contraire il vise à répondre à la deuxième situation, il est à complètement à «coté de la plaque ».

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Publié dans Communiqué de Presse

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