Bali : 180 pays au chevet de la planète

Publié le par Yoann Gontier

illegal-deforestation-and-land.jpgParvenir à une feuille de route pour prolonger le Protocole de Kyoto. Voilà le mandat de Bali défini et l’enjeu du sommet indonésien, qui se tient au chevet de la planète, posé. Les ministres de l’environnement de 180 pays se retrouveront cette semaine pour tenter de parvenir à un accord. Réunion au sommet à laquelle participera le Ministre français de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, attendu pour mercredi.

 

Alors que les scientifiques du Giec, prix Nobel de la paix 2007, ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme il y a quelques semaines, les discussions entamées à Bali le 3 décembre s’avèrent laborieuses. Et les rares décisions prises restent très techniques. Or, le moteur des conventions climats carbure aux décisions politiques…

 

Parmi les sujets suscitant la controverse, celui de REDD, pour «Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation», afin de freiner la déforestation. L’idée consiste à donner à un arbre un prix correspondant non pas à sa valeur une fois coupé mais au carbone qu’il stocke en restant en vie. Les arbres stockent, en effet, de grandes quantités de carbone et en les détruisant, on relâche ce gaz carbonique dans l'atmosphère: freiner la déforestation permettrait de lutter efficacement contre le changement climatique.

 

Une idée soutenue par la délégation française. Pour Brice Lalonde, Président fondateur de Génération Ecologie et aujourd’hui chef de la délégation française à Bali, il s’agit de «trouver un mécanisme qui permette de récompenser les pays qui prennent des mesures pour éviter la déforestation», sachant que la déforestation tropicale est responsable de 20 à 25% des émissions annuelles mondiales de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport.

 

Un mécanisme qui apparaît comme un début de solution à l’épineux problème de l’association des pays en voie de développement à la lutte contre le réchauffement climatique. «À Bali, nous allons discuter sérieusement du prix que les pays riches doivent payer pour que les pays les plus pauvres puissent préserver leurs forêts, a lancé la semaine dernière le président brésilien, Lula. Personne ne convaincra un pauvre, de quelque pays que ce soit, de ne pas couper un arbre s’il n’a pas en échange le droit au travail, à la nourriture.»

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Publié dans FRANCE

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