Génération Ecologie veut être associé à la réforme des institutions
Chargé par le Président de la République « d’engager à présent une consultation de toutes les formations politiques de notre pays sur une réforme de nos institutions », le Premier Ministre a ouvert lundi une série de consultations des partis politiques.
Génération Ecologie s’étonne du communiqué de l’hôtel Matignon qui précise que François Fillon « entendra toutes les sensibilités politiques représentées soit à l'Assemblée nationale, soit au Sénat, soit au Parlement européen, ainsi que les présidents des assemblées ».
Le Comité chargé de réfléchir à la réforme et à la modernisation des institutions de la Vème République avait déjà fait le choix de cloisonner ses consultations aux seuls partis représentés au Parlement sur le fondement d’un scrutin majoritaire discriminatoire.
Après l’hypothèse d’un report aux calanques grecques, le chantier de la réforme des institutions subit un nouveau mauvais coup. Génération Ecologie juge paradoxal que le Premier Ministre, chargé de trouver un consensus notamment sur l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle, n’auditionne pas les partis politiques non représentés au Parlement alors que le scrutin majoritaire exclue de fait cette représentation.
Après près de 18 ans d’existence, la consultation d’un parti politique tel que Génération Ecologie, qui présente régulièrement des candidats aux élections et qui concoure ainsi à l’expression des suffrages, apparaît comme un minimum démocratique. Consulter le plus largement possible sur cette réforme est d'autant plus nécessaire que la Constitution est l'outil qui sera utilisé, à terme, par les générations futures.
Dans ce contexte, Génération Ecologie invite le Premier Ministre à revenir à la lettre de la mission que lui a confiée le Président de la République et à auditionner les responsables de l’ensemble des formations politiques de plein exercice