Pêche : le combat ne fait que commencer (un an après)
Il y a un an, en septembre 2006, un conflit opposait Greenpeace aux pêcheurs de thon en Méditerranée. Une crise qui avait fait réagir la Présidente de Génération Ecologie, alors candidate déclarée à l’élection présidentielle. Avec son expérience d’adjointe aux affaires maritimes à la mairie de Marseille et de membre du Conseil National du littoral, France Gamerre avait replacé le problème de la pêche dans une perspective à plus long terme. Des propos qui conservent une certaine actualité.
« Le récent conflit qui a opposé Greenpeace et les pêcheurs de thon en Méditerranée n’a fait que cristalliser des tensions qui ne cessent d’augmenter. S’il est vrai que les professionnels de la pêche doivent jongler entre quotas à respecter, emplois à préserver et hausse du prix du pétrole, il est aussi avéré que les ressources s’épuisent : 80 millions de tonnes de poissons sont pêchées chaque année. Par conséquent, la protection de la ressource intéresse tout autant les écologistes que les pêcheurs.
Le problème de la pêche est particulier. Contrairement à une simple entreprise pour qui plus le travail est important, plus la production est grande, l’exploitation d’une ressource vivante fonctionne sur un autre registre. Ainsi, lorsque le seuil d’exploitation est dépassé, on observe le phénomène inverse : plus on travaille, moins on produit. De plus, il convient de distinguer la pêche artisanale de la pêche industrielle qui se pratique sur de véritables navires-usines.