Génération Ecologie invite le Comité Balladur à faire preuve d’audace
Génération Ecologie a pris acte de la trentaine de pistes de réforme listées par l’ex Premier ministre qui doivent mettre fin à l’hypocrisie institutionnelle en vigueur depuis 1958, rééquilibrer les institutions et ouvrir la voie à un nouvel âge démocratique via une participation accrue des citoyens au processus décisionnel.
Sans préjugé des propositions qui seront formulées in fine par le Comité, Génération Ecologie constate que de la revalorisation du Parlement à la représentation proportionnelle, en passant par la réforme de la justice constitutionnelle, l’écueil qui aurait consisté à évacuer ces questions sensibles aura été évité.
Si l’on peut se féliciter de l’effort de transparence affiché par le Comité Balladur – les auditions de personnalités extérieures qui débuteront le 11 septembre seront retransmises sur les chaînes parlementaires – Génération Ecologie regrette que le débat reste cloisonné sur le fondement d’un scrutin majoritaire discriminatoire.
Génération Ecologie juge paradoxal que le Comité chargé de réfléchir notamment à l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle, n’auditionne pas les partis politiques non représentés à l’Assemblée nationale ou au Sénat alors que le scrutin majoritaire exclue de fait cette représentation.
Dans ce contexte, Génération Ecologie invite le Comité sur la réforme des institutions à faire preuve d’audace et d’innovation en auditionnant les responsables de l’ensemble des formations politiques de plein exercice. Génération Ecologie incite Edouard Balladur à saisir cette opportunité qui apparaît comme un minimum démocratique et l’occasion pour le Comité de s’appliquer à lui-même les réformes pour lesquelles il a été mis en place.