Guyane : une autorisation illégale délivrée à Cambior

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Le projet très controversé de mine d’or de Camp Caïman sur la montagne de Kaw (Guyane), présenté par la filiale de la multinationale Cambior-Iamgold, la société CBJ-Caïman SAS, a connu de nombreuses péripéties.
Il nécessite notamment, vu sa complexité, quatre autorisations distinctes, soumises chacune à une procédure d’enquête publique.
La première autorisation, au titre de la loi sur l’eau, concerne l’ouverture de la piste reliant la concession de Camp Caïman à la route nationale 2. Les travaux doivent s’effectuer dans les lits mineur et majeur des nombreux cours d’eau traversés.

Son enquête publique, qui s’est déroulée en février 2006, a suscité nombre d’observations défavorables, donnant lieu a contrario à un étonnant avis favorable du commissaire enquêteur. Malgré les lacunes grossières du dossier, le préfet a autorisé, le 5 mai 2006, la réalisation de la piste, sans même attendre la fin des procédures relatives aux trois autres demandes !
Cette autorisation est manifestement illégale : ni les procédures adéquates, ni les prescriptions nécessaires et indispensables pour assurer la sécurité de cette piste n’ont été prises en compte. France Nature Environnement en demande donc l’annulation au Tribunal administratif de Cayenne.
Les trois autres demandes d’autorisations, au titre des codes minier, de l’environnement et de l’urbanisme, ont également été soumises à enquêtes publiques début 2006. Compte tenu des problèmes majeurs et des oppositions soulevés par ce projet minier, l’Etat a décidé d’envoyer une mission d’enquête sur place. CBJ-Caïman a retiré ses demandes suite au rapport défavorable de la mission d’enquête, remis le 11 octobre 2006 aux ministres de l’Ecologie et de l’Industrie. Deux lacunes majeures du projet y sont soulignées : l’impact sur la faune et la flore sauvages et les conditions de rejet dans le milieu naturel des effluents cyanurés. A peine deux mois plus tard, CBJ-Caïman présentait de nouvelles demandes d’autorisations. L’enquête publique les regroupant s’étant achevée le 30 mars 2007, la population et les ONGs locales et nationales, toujours fortement mobilisées contre le projet, sont maintenant dans l’attente de l’avis des commissaires enquêteurs.

C'est avec impatience que j'attends la réaction et les mesures de notre super ministre de l'Ecologie , M Alain Juppé, sur ce dossier.
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Publié dans FRANCE

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