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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
Quand Silvio Berlusconi fait voter une loi pour suspendre tous les procès en cours afin d’éviter le sien propre, la gauche transalpine crie au scandale. Or, la sandale n’est pas que Berlusconi,
élu au poste suprême de la République italienne, se fasse voter des lois sur mesure mais que la gauche n’ait pas été capable de lui barrer la route.
En effet, le peuple n’est pas seul responsable de la nomination du « Cavaliere » à la fonction suprême, l’autre fautif c’est la gauche qui n’a pas su se rassembler pour donner au peuple une alternative crédible face à celui qu’il avait évincé quelques mois auparavant. Encore une fois, la gauche européenne a préféré jouer sur ses divisions afin d’éliminer des partenaires gênants plutôt que de se liguer contre son ennemi naturel.
A ce petit jeu, on est toujours perdant et ceux qui avaient fait le calcul de faire perdre « il professore » Romano Prodi pour s’attribuer ses dépouilles sont les principaux responsables de la loi que Berlusconi vient de faire voter contre la démocratie.
Mais ils n’en sont pas les seuls responsables. Où sont passé les intellectuels qui jadis faisaient l’opinion et qui étaient très sourcilleux sur le respect de la démocratie et sur les libertés individuelles.
Où sont aussi les brillants intellectuels français toujours prompts à discourir sur l’avenir de notre société et qui ne réagissant pas contre la loi que Rachida Dati est en train de concocter pour permettre à la police de pénétrer tous les systèmes informatiques collectifs et individuels. Face à un « Big brother » en herbe, ils ont perdu leur voix.
Comme quoi les coupables ne sont pas toujours ceux qui occupent le devant de la scène mais aussi ceux qui leur permettent de l’occuper.
Suite de l’histoire des sentes et des rues de la Ville de Soisy-sous-Montmorency je j’ai commencé la semaine dernière.
Suite des catégories expliquant les noms, reste a voir « les cultures », « autres activités humaines » et les « divers ».
Cultures : La rue Blérie, orthographié de nos jours Bleury, concerne une terre à blé. Les fanaudes sont des terres à foin.
Autres activités humaines :
Le Noyer Crapaud devait se référer à un propriétaire dans un passé indéterminé et non à des batraciens. La même explication vaut pour le Bois Jacques, mais il faut tordre le couà la légende voulant que ce bois doive sont nom au roi Jacques II d’Angletterre réfugié à St Germain en Laye après sa déposition en 1688.
La Fontaine Bourdonnais porte le nom d’un propriétaire ancieen, qui a pu être un individu ou le couvent parisien des Bourdonnais. Dès le Moyen-Age beaucoup de parisiens , particuliers ou collectivités , étaient propriétaires à Soisy.
Le Colombier était un privilège seigneurial.
Divers : Le Trou au Loup rappelle l’existence d’animaux sauvages dangereux présents à cette époque, le Petit Chat et le Grand Chat ( chas de l’aiguille) font référence aux entrées triangulaires des carrières de gypse.
C’est en 1832 que fut établi le premie cadastre soiséen où l’on retrouve les lieux-dits de 1748 avec des modifications.
Les Noelles passent du féminin au masculin Noëls.
Le Clos Maitre Simon est raccourci en Clos Maitre.
Le fief de Blainville est rebaptisé Petit-Soisy ( quartier Salengro)
La semaine prochaine, les noms anciens des rues.
source: revue de la société d'histoire de Montmorency
Une nouvelle rubrique pour les week end , un peu d’histoire concernant la ville de Soisy-sous-Montmorency, voir les villes avoisinantes. Pour ce premier billet on va s’intéresser à l’histoire des lieux-dits et des rues de la ville.
Les lieux–dits : Il faut attendre 1748 et le premier cadastre seigneurial ( terrier) établit par le seigneur de Soisy, Yves Verduc. Le grand plan qui accompagnait le cadastre fut détruit à la Révolution, mais le Plan d’Intendance de 1779 permet de localiser les lieux-dits. Ces lieux-dits ou cantons sont au nombre de 56, la signification de ces noms peut se regrouper en catégorie selon les élèments du sol , de la végétation ou leurs liens à la vie quotidienne de l’époque.
1° Les éléments du sol
Les dures Testes ( aujourd’hui Dures Terres) designent des argiles difficiles à travailler car dires à l’état sec et lourdes et collantes à l’état humide.
Le Clos Gruaux est une terre argileuse avec silex propice à la culture de la vigne.
Par contre , les Noelles désignent une zone marécageuse comme les Marcherues.
2°La végétation naturelle
Le Sault se réfère à des saules. Les Sureaux, le Bois de la Fosse et le Chataignie Verd se passent de commentaires.
3° L’eau
Dans cette catégirie, on trouve bien sûr « L’Estang d’Anguien », pour information , jusqu’au XVIIIe siècle Anguien était l’ortographe du nom officiel de Montmorency. C’est au XIXe siècle que l’’Estang est promu Lac, grâce à la publicité touristique.
Les Prés de la Fontaine doivent leur nom à la Fontaine Saint Germain qui se trouvait dans l’enceinte actuelle de l’Ecole Jeanne d’Arc.
Enfin la Fosse aux Moines correspond à une fosse à poissons ( vivier) obtenue en barrant le vallon du ruisseau descendant de Montmorency par une digue. Cette fosse appartenait aux Oratoriens dont elle fournissat la nourriture pour les jours maigres.
La suite des catégories ( Activités humaines, Divers) le week end prochain.
Source Société d'histoire de Montmorency



