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On peut s’étonner qu’avec plus de 65 000 victimes, le cas de la Birmanie n’ait pas suscité le même élan humanitaire que pour le Tsunami de 2004 sur les côtes de l’Océan indien.
Certes, le régime politique (dictature militaire) et la fermeture du pays aux ONG qui sont le fer de lance de l’action humanitaire, n’incitent pas les donateurs particuliers à se mobiliser en faveur des victimes de cette catastrophe.
Mais les milliers de victimes qui subissent la dure loi de la junte militaire ne doivent pas endurer une double peine en n’étant pas secourus par les autres nations. Les birmans, comme les indonésiens ou les thaïlandais, sont une parti de l’humanité.
Si la générosité internationale n’a pas pris son essor c’est probablement par manque de médiatisation de cette catastrophe naturelle. La présence de touristes étrangers sur les plages d’Indonésie et de Thaïlande au moment du tsunami de Noël 2004 a certainement été l’une des causes de sa médiatisation immédiate. Ce n’est pas le cas en Birmanie où il y a peu de touristes.
Faut-il pour autant laisser tomber la population birmane démunie par un régime qui n’a fait aucun investissement pendant plusieurs décennies pour protéger ses populations de ce fléau récurent? Évidemment non.
Sachant que les cyclones seront de plus en plus nombreux et importants dans l’avenir (à cause du réchauffement climatique) et que ses effets seront d’autant plus désastreux qu’ils s’adresseront à des populations à faible potentiel médiatique, il faut donc mettre en place un « fond mondial humanitaire » sous la tutelle de l’ONU au lieu de s’en remettre aux actions individuelles effectuées au cas par cas par des ONG dépendant entièrement de la sensibilisation des citoyens du monde.
Sachant que deux conditions sont essentielles à l’efficacité des secours: la rapidité d’intervention et la coordination de l’aide humanitaire, Génération Ecologie demande la création d’un « fond mondial pour les catastrophes » auquel chaque pays participerait en s’engageant à fournir un contingent d’aide prévue à l’avance et qui serait acheminé dans les 48 heures.



