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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
Maintenant que les manifestations sur le passage de la flamme olympique à travers le monde approchent de leur fin, il est temps de penser à l’étape suivante qui serait le boycott des jeux olympiques ou, tout au moins, de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de en Chine.
Si les manifestations sur le passage olympique sont justifiées par une volonté de médiatisation de la répression au Tibet afin que ce problème récurrent depuis des décennies ne soit pas oublié, il en va autrement du boycott des jeux olympiques.
Les jeux olympiques sont un affrontement entre sportifs et non pour un affrontement entre politiques. Personne ne manifeste pour la famine au Darfour lors du salon de l’Agriculture ni contre la guerre d’Irak lors du défilé du 14 juillet.
Dans l’antiquité les jeux olympiques étaient une période de « trêve » guerrière. Dans le monde moderne c’est devenu le prolongement d’actions politiques comme ce fut le cas avec les jeux de Berlin en 1936, avec le massacre des Athlètes israéliens à Munich et avec les boycotts successifs des jeux de Moscou et de Los-Angeles.
Aucune de ces actions qui ont parasité les jeux n’ont amené de solution politique aux problèmes qu’ils étaient censés défendre mais elles ont, par contre, lésé les sportifs.
C’est pourquoi Génération Ecologie demande que l’on sépare nettement l’action politique et les compétitions sportives qui doivent rester des rencontres entre sportifs et non des compétitions entre gouvernants. La meilleure façon de mettre cette règle en application serait de ne pas boycotter les jeux olympiques en général et ceux de Beijing en particulier, mais de demander à tous les chefs d’état de ne pas participer es-qualité, à la cérémonie d’ouverture.
C’est seulement à cette condition que le milieu sportif déjà largement gangrené par l’argent sera préservé de la politique laquelle a déjà colonisé bien d’autres domaines comme la presse « people » jadis réservée aux artistes et aux princesses.
