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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
Les pluies de ces dernières semaines n’y ont rien changé : la nappe phréatique de Champigny, en Seine-et-Marne, l’une des principales réserves d’eau potable d’Ile de France, a atteint son niveau le plus bas historiquement connu. Cette diminution s’est amorcée en 2003, année de la canicule et n’a cessé d’empirer. En cause : des précipitations hivernales insuffisantes pour recharger en eau les nappes phréatiques. Et à ce manque d’eau s’est ajouté un autre problème de taille : la nappe est aussi souillée par des résidus de pesticides et de nitrates, présents en quantité bien supérieure aux seuils réglementaires.
La nappe phréatique, peu profonde, constitue un terrain facilement atteignable par des polluants d’origine agricole. Une pollution qui a atteint un tel « record » que 178 communes de Seine-et-marne sur 514 ont même obtenu des dérogations pour fournir de l’eau non conforme à la réglementation. Ainsi, depuis une dizaine d’années, 15 % des habitants du département boivent une eau dépassant les taux de résidus de nitrate et de pesticides autorisés !
Pour faire face à ces problèmes, plusieurs solutions ont été envisagées par les autorités départementales. La première consiste à puiser régulièrement de l’eau dans la Seine, environ 10 000 m3 par jour, une quantité qui devrait tripler en période de crise renforcée. Sauf que le traitement de l’eau de la Seine... coûte cher. Une autre solution est de regrouper les communes pour investir dans de nouvelles unités de production d’eau potable afin de mieux traiter les résidus de pesticides. C’est ainsi qu’une telle unité de production vient d’ouvrir à Melun.
Ces « solutions » de courte vue sont des absurdités environnementales et économiques qui mettent en lumière l’incapacité chronique de certains de nos dirigeants à trouver des solutions durables.
Afin de renforcer la protection des nappes souterraines, Génération Ecologie préconise d’agir en
amont au moyen d’une politique fiscale appropriée. L’instauration d’une taxe dissuasive sur les pesticides permettrait, en effet, de réorienter les modes de
production agricole tout en dégageant, en parallèle, des recettes qui accompagneraient le développement de techniques alternatives à même de préserver les nappes d’eau
souterraines.
Génération Ecologie fonde beaucoup d'espoir sur la directive européenne actuellement en débat au parlement européen , directive sur la préservation des sols.
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N'est-on pas plutôt victime des sols imperméabilisés par le béton et le bitume et par les résidus des hydrocarbures que nous consommons sans relâche ? Si nous manquons d'eau, pourquoi ne pas mettre en réserve (dans le sol par exemple) celle qui tombe abondamment du ciel en Ile de France ? Nous ferions bien de nous accuser nous même, pourquoi nous sommes nous autant agglutinés autour de Paris ? Vaste question mais pas de solution pour l'instant. Merci toutefois de nous permettre de réfléchir en attendant mieux.
Manque de pluie en Ile de France ? Pollution agricole à Champigny ? Michel, tu connais bien la géographie ?
N'est-on pas plutôt victime des sols imperméabilisés par le béton et le bitume et par les résidus des hydrocarbures que nous consommons sans relâche ? Si nous manquons d'eau, pourquoi ne pas mettre en réserve (dans le sol par exemple) celle qui tombe abondamment du ciel en Ile de France ? Nous ferions bien de nous accuser nous même : pourquoi nous sommes nous autant agglutinés autour de Paris ? Vaste question mais pas de solution pour l'instant. Merci toutefois de nous permettre de réfléchir en attendant mieux.
Les projections faites par les expert prévoient que 80% de la population mondiale habitera d'ici 2050 dans les villes.