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Airparif vient de rendre un rapport sur l'étude des pesticides dans l'air Francilien , c' est Au printemps, période importante d'application de pesticides, qu'AIRPARIF a mené une étude exploratoire pour évaluer les concentrations de ces
composés dans l'air ambiant francilien. Cette étude a été demandée par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires
et Sociales) dans le cadre du Plan cancer, de deux grands départements agricoles de l'Ile-de-France, la Seine-et-Marne et le Val d'Oise, ainsi que par l'association Ile-de-France-Environnement.
Réalisée en 2006, son objectif est de fournir un premier état des lieux sur la présence de produits phytosanitaires dans l'air francilien sur des sites très différents quant à leur environnement
(urbain ou rural) et à l'utilisation de pesticides qui pouvait y être pratiqué.
Plus de 5
200 analyses menées sur 5 sites de mesure
la présence de pesticides aussi bien en zone rurale (une trentaine de pesticides identifiés), que dans l'agglomération parisienne (une vingtaine de produits retrouvés).
En zone rurale, le nombre et les quantités de produits détectés dans l'air ambiant sont influencés par les activités agricoles voisines des sites de mesure et suivent la
chronologie des traitements. En zone urbaine, et en particulier dans l'agglomération parisienne, cette étude confirme l'importance de l'usage non-agricole des pesticides (jardinage, entretien des
parcs et des voiries, etc.).
une contamination dans l'air par les produits phytosanitaires différente de celles des eaux.
Ainsi, les composés les plus fréquemment retrouvés dans l'air ambiant (comme la trifluraline et la pendiméthaline, ainsi que le chlorothalonil pour lequel les concentrations atmosphériques ont
été les plus élevées) ne ressortent pas des observations faites dans les eaux.
Il n'existe pas d'obligation réglementaire de mesurer les pesticides dans l'atmosphère. Leur présence dans l'air ambiant francilien n'avait encore jamais fait l'objet d'études approfondies. Au contraire de la contamination des eaux étudiée
depuis de nombreuses années par différents organismes réunis au sein du groupe régional Phyt'eaux Propres ou du programme interdisciplinaire de recherche PIREN-Seine. Cet état des lieux mené par
AIRPARIF se justifie néanmoins par les quantités de pesticides utilisées tous les ans dans la région, tant pour des usages agricoles que domestiques et urbains, dont 25 à 75% se retrouveraient
dans l'atmosphère. De plus leur toxicité est reconnue, pour la santé comme pour l'environnement, et les études mettant en avant les effets d'une exposition prolongée à ces substances demandent à
être poursuivies et complétées.
Il est urgent de rendre obligatoire comme pour l'eau des analyses régulières de l'air dans tous les départements et de mettre en place une véritable politique de
sensibilisation à l'Eco-citoyenneté et l'Eco-responsabilité pour inciter l'abandon des pesticides. Halte aux pesticides dans les champs du Val d'OISE, Halte aux pesticides dans les communes pour
le fleurissement ( interpellez vos élus ), Halte aux pesticides dans vos jardins.
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