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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
La tentative du directeur de l’Assurance Maladie de faire payer les soins de longue durée par les mutuelles rappelle étrangement celles qui visaient à faire payer les réductions familiales sur les transports par la SNCF ou la hause du pétrole par les producteurs de pétrole. C’est donc un système déguisé pour faire payer les soins par les malades, compte-tenu que les mutuelles comme les pétroliers répercuteront ces déficits dans le prix de vente de leur produit, ici en l’occurrence, dans le montant des cotisations .
Comme il ne peut s’agir de maladresses à répétition, il faut bien convenir qu’on est face à une volonté durable du Gouvernement de faire voler en éclat la protection sociale, par palliers successifs.
Après le demantellement de la Recherche, on assiste à celui de la Sécurite sociale. Qu’en sera-t-il bientôt de l’assurance chomage ?
Que le gouvernement cherche à faire des économies, cela se comprend. Mais on attendait ces économies plutôt sur le train de l’Etat que sur le dos des malades. Quand la plupart des élus, à commencer par le Président de la République, se votent des augmentations de salaires doublant leur revenus, on est en droit de se demander si c’est dans les laboratoires ou dans les hopitaux qu’il faut chercher ces économies.
Certes, les régimes sociaux anglo-saxons vers lequel se dirige le système Sarkozien s’occupent peu des malades. Est-ce une raison pour attaquer à l’une des institutions qui contribue le plus à la qualité de la vie en France ?
Devra-ton bientôt assister à des procés contre les Ministres pour « non- assistance à personne en danger » ?
Bien entendu, le Ministère dira que le directeur de l’Assurance Maladie parlait en son nom propre. Dans ce cas il doit démissioner ou être débarqué. Seul son remplacement rendrait crédible les démantis gouvernementaux.
Quand Silvio Berlusconi fait voter une loi pour suspendre tous les procès en cours afin d’éviter le sien propre, la gauche transalpine crie au scandale. Or, la sandale n’est pas que Berlusconi,
élu au poste suprême de la République italienne, se fasse voter des lois sur mesure mais que la gauche n’ait pas été capable de lui barrer la route.
En effet, le peuple n’est pas seul responsable de la nomination du « Cavaliere » à la fonction suprême, l’autre fautif c’est la gauche qui n’a pas su se rassembler pour donner au peuple une alternative crédible face à celui qu’il avait évincé quelques mois auparavant. Encore une fois, la gauche européenne a préféré jouer sur ses divisions afin d’éliminer des partenaires gênants plutôt que de se liguer contre son ennemi naturel.
A ce petit jeu, on est toujours perdant et ceux qui avaient fait le calcul de faire perdre « il professore » Romano Prodi pour s’attribuer ses dépouilles sont les principaux responsables de la loi que Berlusconi vient de faire voter contre la démocratie.
Mais ils n’en sont pas les seuls responsables. Où sont passé les intellectuels qui jadis faisaient l’opinion et qui étaient très sourcilleux sur le respect de la démocratie et sur les libertés individuelles.
Où sont aussi les brillants intellectuels français toujours prompts à discourir sur l’avenir de notre société et qui ne réagissant pas contre la loi que Rachida Dati est en train de concocter pour permettre à la police de pénétrer tous les systèmes informatiques collectifs et individuels. Face à un « Big brother » en herbe, ils ont perdu leur voix.
Comme quoi les coupables ne sont pas toujours ceux qui occupent le devant de la scène mais aussi ceux qui leur permettent de l’occuper.
