Bienvenue
La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
Mis en place en 2005 par la Ministre de l'Ecologie et du développement durable, Nelly Olin et par le Ministre délégué à l'Industrie, François Loos, le groupe de travail « facteur 4 » a rendu son rapport sur la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre de la France à l'horizon 2050. Cet objectif de réduction s'inspire des données du GIEC et correspond à la volonté de limiter à 2 degrés Celsius l'ampleur du réchauffement climatique
Pour espérer atteindre un tel objectif, les actions doivent porter sur l'ensemble des secteurs émetteurs (énergie, industrie, transport, bâtiment, agriculture?). Selon les secteurs, il est primordial d'agir vite
Le groupe insiste sur la nécessité de tenir l'objectif de réduction mais il prévient : le « facteur 4 » est faisable, mais sa réalisation ne sera pas facile.
Même si ce rapport n'apporte pas de solutions miracles, il a le mérite d'exprimer clairement l'étendue du problème et ainsi d'éviter de pouvoir, dans quelque temps, se retrancher derrière des formules du style « on ne savait pas ».
Quant aux raisons d'espérer pouvoir tenir l'objectif du « facteur 4 », elles sont bien minimes, les dernières années démontrent combien le temps joue contre nous. Ainsi, la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique fut adoptée en 1992 lors du deuxième « Sommet de la Terre » à Rio de Janeiro, elle inspira le protocole de Kyoto qui fut signé en 1997. Quatorze années plus tard les émissions de GES continuent de croitre et rien ne permet d'entrevoir une stabilisation et donc encore moins le début d'une réduction.

On nous parle toujours du dioxyde de carbonne ( CO²), mais le Méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant. Depuis l'ère industrielle , sa concentration atmosphérique moyenne a triplé, toutefois on note une stabilisation depuis les années 90, les émissions dues aux activités humaines ayant tendance à décroitre.
Des travaux publiés récemment dans la revue Nature montrent que les sources anthropogéniques sont à la hausse depuis 1999. La hausse serait compensé par la baisse des émissions naturelles imputables aux zones humides et inondées, zones ayant eu à souffrir de la sécheresse des dernières années dans l'hémispère Nord. Par ailleurs il semblerait que la croissance de l'activité économique en Asie provoque une augmentation des émissions de méthane.
Des incertitudes demeurent sur le cycle du méthane, d'autres scientifiques suggèrent que les végétaux terrestres pourraient, contre toute attente,en être de gros émetteurs.
Enquête à suivre
