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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
Communiqué de Presse
Paris, le 30 Août 2006
Dominique De Villepin invente le chèque énergivore
L’état à pris des engagements pour 2050 afin de diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 4, de même qu’il prends des mesures sanitaires tous les étés pour lutter contre les effets de la canicule. Or, voila que ce même gouvernement lance un chèque transport destiné à quelques salariés (pour compenser le coût des carburants) dont les effets seront contraires à la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
C’est bel et bien une vision à court terme, pour ne pas dire électoraliste à moins d’un an des présidentielles. Certes, ce chèque transport va servir à remédier dans un premier temps à l’augmentation du coût du pétrole pour certains salariés mais quand le litre sera à 2 euros voire 3 euros à la pompe (à cause de sa raréfaction) que fera le gouvernement. Si certains ménages dépensent beaucoup dans les transports, c’est à cause d’une politique déficiente des transports en commun et de l’urbanisation.
Pour répondre à long terme aux défis énergétiques et environnementaux, Génération Ecologie propose que la politique d’urbanisation de notre pays soit prise à bras le corps. Il faut lutter contre l’étalement urbain et rapprocher géographiquement les emplois, les logements, les loisirs et les commerces. Il faut aussi mettre en place une véritable politique de transports collectifs, développer les modes de déplacements doux (marche, vélo, etc… ) en ville comme à la campagne. Ce ne sont pas quelques compensations passagères qui permettront à ces politiques de se développer.
La République invente par l’intermédiaire de M. de Villepin une inégalité de plus avec ce chèque facultatif, alors que son gouvernement déclare 2006 « année de l’égalité des chances ».
Génération Ecologie estime que l’avenir environnemental des générations futures est compromis par ce chèque transport.
Michel VERNA
Membre du Bureau de Génération Ecologie
Contact : Michel Villeneuve Porte-Parole de GE
Le sentier des lisières de la forêt de Montmorency est un projet d’itinéraire de 27 kilomètres, ce projet est né des réflexions menées par le Comité de Gestion Patrimoniale de la forêt de Montmorency et soutenu par l’association des 16 communes du massif. C’est 120 000 habitants de proximité qui vont être concerné , mais ce sentier pourra aussi être apprécié par beaucoup de randonneurs Franciliens .
Le Conseil Général qui subventionne ce projet précise l’objectif du sentier : un autre mode d’accès à la forêt, aller non pas faire un tour dans le bois mais faire le tour du bois ; tel est l’esprit du projet.
Le tracé a été élaboré en étroite concertation avec l’Office National des Forêts, de même pour faciliter l’accés au sentier des lisières, la création de diverticules pénétrant le tissus urbain .
Le Conseil Général a chiffré le projet à 131 600 euros HT .
Je me félicite de ce projet et Génération Ecologie Val d’oise apporte son soutien à la création de ce sentier , toutefois Génération Ecologie aimerait que tous les maires de l’association des communes du massif prennent une délibération municipale pour demander le classement en forêt de protection de la forêt domaniale de Montmorency. Que certains maires ne se donnent pas bonne conscience environnementale en votant pour cette création de sentier,
tout en refusant le classement de la forêt pour pouvoir continuer à la grignoter afin d’urbaniser.
La loi Littoral qui fête ses 20 ans cette année déchaîne toujours autant les passions. En tout cas, la parution d’un décret, le 5 août dernier, fait beaucoup parler de lui, au plan local comme au plan national. Pour les uns, il remet en cause la loi Littoral et menace la protection de l’environnement, pour les autres, il permet seulement de répondre à une incertitude créée par la loi Montagne. Dans ce débat, Michel Evrard, ce savoyard est très concerné, il m'a communiqué un texte qu'i avait écrit en 2003. Je lui laisse la parole aujourdh'ui sur mon blog.
MV
Léman en péril
Une preuve désolante de l’invraisemblable “ légèreté ” de l’être humain qui poursuit son œuvre de destruction, non seulement dans le bassin versant du lac Léman, mais également dans la France entière.
Voici un lac qui était très mal en point, il y a 30-35 ans. Métaux lourds, phosphates, chlorure de sodium etc. tout concourait à sa mort. Les autorités Suisses ont été à deux doigts, d’interdire de consommer certains poissons, plus d’une fois par semaine. C’est alors qu’une grande dépollution a été entreprise, des côté de la frontière. Cette action a été couronnée de succès, puisque l’eau du Léman est actuellement, de bonne qualité. Malheureusement, l’urbanisation galopante qui “ sévit ” des deux côtés du lac et dans tout le bassin versant remet cette victoire en question. On constate déjà une légère hausse des taux de chlorure de sodium et de phosphate. Au printemps 2002, M. Claude CORVI et le Professeur Jean Pierre CHENEVAL, deux éminents bio-chimistes de Genève, sont venus l’expliquer, graphiques à l’appui, lors d’une conférence-débat qu’ils ont donnée à Excenevex, station balnéaire, située à quelques encablures de Thonon-les-Bains. Ils ont insisté sur le fait que la nature ne peut pas tout digérer, d’autant plus que des détergents et autres enzymes très agressifs pour l’environnement et peu bio-dégradables ré-apparaissent subrepticement dans certaines lessives… Certaines communes du bassin versant ne sont pas encore équipées de stations d’épuration. Nous savons que les meilleures stations d’épuration rejettent encore et rejetteront encore longtemps des produits nocifs et notamment des résidus médicamenteux qui commencent à gêner la reproduction de la faune aquatique. Quand on sait que douze stations pompent l’eau du lac, pour la consommation domestique, on peut dire que le péril est immense.
Si l’urbanisation qui sévit sur un rythme affolant dans notre secteur, n’est pas rapidement freinée, le lac Léman pourrait se retrouver gravement polluée en quelques décennies. Les deux savants l’ont dit clairement. Pour l’instant, les Autorités (élus et Administration) semblent ignorer ce danger, tandis qu’un pourcentage important de la population s’en inquiète à juste titre. Certains s’obstinent à penser que la Haute-Savoie n’a pas de vocation agricole. Qu’ils se détrompent, car l’agriculture est menacée partout en France, par la diminution des surfaces cultivables due à l’urbanisation. Voici des chiffres qui devraient les faire frémir. En 2002, notre pays a perdu une superficie de 330 km2, (vous avez bien lu) soit 33.000 hectares, dans la construction de 170.000 villas, de dizaines de milliers d’immeubles collectifs, des zones commerciales et des infrastructures qui leur sont nécessaires. Ce même massacre est perpétré, chaque année, depuis des décennies. Qui paie ces infrastructures de plus en plus coûteuses ? Les collectivités locales dont la plupart sont, comme par hasard, endettées jusqu’au cou…Cette destruction massive est permise par l’agriculture productiviste ; mais celle-ci est en train de mettre en danger, le sol de certaines grandes plaines agricoles Françaises. L’année dernière, nos agriculteurs ont été obligés de répandre 11.600.000 tonnes d’engrais artificiel et 80.000 tonnes de produits phyto-sanitaires. Notre auto-suffisance alimentaire n’est qu’une auto-suffisance de façade.
“ L’aménagement ” du territoire a dépassé le stade où il était utile, pour devenir destructeur de la nature et générateur de déficits et de pollutions.
La consommation d’énergie qui en découle, connaît une augmentation inquiétante, elle aussi. Chaque année, depuis 1989, elle augmente de 2 à 3 millions de TEP (tonne équivalent pétrole). La note globale qui en résulte, a doublé en quelques années, selon un rapport parlementaire. Or, malgré cette débauche de consommation, la désindustrialisation de la France se poursuit.
En Haute-Savoie, la proximité de la Suisse qui nous fournit encore beaucoup d’emplois, mais qui commence à connaître déficits et chômage, nous offre une sécurité trompeuse. Les accords bilatéraux n’arrangent rien. La destruction des terres haut-savoyardes qui s’élève à 700 hectares, par an, devrait inquiéter les Autorités et les amener à prospecter d’autres voies que celle de la facilité. La mise en danger du lac Léman qui venait d’être sauvée, a quelque chose de profondément désespérant qui ne doit pas faire oublier que toute notre douce France connaît le même avatar.
Pourtant , les solutions existent et sont prêtes à l’emploi. En outre, elles auraient, l’avantage de mobiliser tous les bras disponibles dans une guerre totale contre tous les gaspillages et toutes les pollutions, en prenant les problèmes très en amont, au niveau économique et écologique. Il s’agit, en premier lieu, de restructurer notre cadre de vie qui est de plus en plus éclaté, dispendieux et déshumanisant. Dans cette perspective, le BTP aura encore plus de travail qu’aujourd’hui et ses activités seront, alors, dignes de tous les éloges. Nous en sommes au point où, réparer les erreurs que nous faisons depuis des décennies serait suffisant pour assurer un PIB élevé et capable d’amorcer le reflux de nos dettes. Cela paraît complètement délirant. Il suffit de se documenter un peu, pour s’apercevoir que, seule, une révolution économique de nature écologique peut nous éviter la catastrophe annoncée, tant sur le plan agro-écologique, que sur le plan économique et humain. Sinon, c’est la révolution tout court que nous aurons, quand tout s’effondrera brutalement.
EVRARD Michel. Génération-Ecologie 74. 2003.
La mise en œuvre du développement durable à l’échelle des collectivités territoriales et de leurs groupements, passe souvent par la réalisation d’un « Agenda 21 local », programme d’actions déclinant, au niveau du territoire, l’Agenda 21 adopté par les pays réunis à Rio en 1992.
À l’échelle locale, l’Agenda 21 se présente comme un ensemble cohérent d'objectifs que se fixe la collectivité. C’est un document transversal qui fait converger les politiques de développement économique, de développement social, de lutte contre les inégalités, de protection de l'environnement et de gestion économe des ressources naturelles et d’aménagement.
Mais il semblerait que l’objectif des 500 Agendas 21 français ne soit pas encore atteint puisque le ministère de l’écologie et du développement durable vient de créer un cadre de référence afin d’encourager et d’accompagner les collectivités engagées dans un Agenda 21 ou souhaitant le faire. Bien sûr, il n’existe pas de modèle idéal d’Agenda 21, puisque le développement durable doit partir des situations locales et surtout des acteurs, de leurs attentes, de leur vision du territoire.
Dans le Val d’Oise , deux communes ont mis en place un agenda 21, Bessancourt et Sannois. Voila l’occasion pour la Ville de Soisy sous Montmorency de montrer son inrérêt pour le développement durable. Des comités régionaux « Agenda 21 » vont se mettre en place auprès des préfets de regions. Le but favoriser l’émergence de projets territoriaux, en apportant une aide logistique , voir financière.
Je vais interpeler très rapidement le Maire de Soisy sous Montmorency , mais aussi le président de la CAVAM sur leurs intentions dans l’élaboration d’un agenda 21.
J’espère que les réponses seront plus promptes que celles concernant le courrier sur la semaine de la mobilité européenne.
Début Aout comme par pur hazard un amendement vient d'être publié, le 5 Aout exactement, cet amendement à l'initiative de Mrs Herisson et Accoyer ( UMP ) respectivement sénateur-maire et député maire dans les Alpes, plus précisement aux bords du lac d'Annecy, remet en cause la loi littoral pour l'ensemble des grands lacs Français.
Avant cet amendement, les rivages des lacs etaient sous la protection de la loi montagne et de la loi littoral, maintenant le maire d'une commune bordant un de ces grands lacs pourra choisir entre l'une ou l'autre. La loi montagne étant beaucoup moins restrictive que la loi littoral, cela va permettre aux accros du Béton ( Accoyer et Hérisson ) de construire et de dénaturer les paysages.
Exemple pour le lac d'Annecy, de part cet amendement, c'est 4725 ha qui sont concernés par les réductions de protection. 1315 ha qui sont parallèlement ouverts à des possibilités d'extension urbaine sans réelle contrainte.
Je suis étonné du silence du nouveau conseil national du littoral qui à été installé en grande pompe en Juillet par le Premier Ministre. Je me pose même la question de son réel pouvoir, à peine installé il est pris à revers par le gouvernement.
Cet amendement va remettre en cause le développement durable des grands lacs français , c'est grave.



