Bienvenue
La planète ne se partage pas , elle se
gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
A l’échelle mondiale, on enregistre environ 1 100 saisies par an d’ivoire illégal, soit en moyenne 3 par jour. Si le nombre des saisies est en baisse, celui du tonnage (une paire de défenses
d’éléphant pèse en moyenne 10 kg) connaît par contre une courbe inverse, démontrant la professionnalisation des filières de trafic. Les saisies d’une tonne, ou plus, ont quasiment doublé ces
dernières années, le programme ETIS (1) en ayant recensé 32 entre 1998 et 2006, quand 17 cas étaient enregistrés de 1989 à 1997.

Estimation du tonnage d'ivoire et des cas de saisies par an (source ETIS - mars 2007)
Les 3 pays les plus impliqués dans ce trafic seraient la République démocratique du Congo, le Cameroun et le Niger. Rien d’étonnant à ceci car 'Avec une multitude de zones de conflit, l’Afrique
centrale écoule énormément d’ivoire, et ces 3 pays sont les filières de prédilection depuis l’Afrique vers les marchés internationaux…' explique Tom Milliken, principal auteur d’une récente
étude.
Rappelons que la demande d’ivoire augmente principalement pour alimenter un marché asiatique où les prix atteignent des sommets (Chine, Japon et Thaïlande essentiellement). L’ivoire transite
alors dans les ports, notamment ceux de Hong Kong, Macao et Taiwan, ou via les Philippines. Ensemble, ces 7 territoires représenteraient 62 % des saisies du continent asiatique. Si la Chine
a, selon le WWF, fait des efforts significatifs à l’intérieur de ses frontières, ETIS relève la présence de Chinois dans au moins 126 saisies d’ivoire sur le continent africain.
ETIS est la plus grande base de données en matière de saisies d'ivoire