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La planète ne se partage pas , elle se gère.
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La révolution écologique sera réfléchie et économique
Le Comité d’évaluation des emballages s’est réunit au Ministère de l’écologie dernièrement. Alors qu’une Directive sur la déréglementation des emballages est actuellement en seconde lecture au
Parlement européen, Génération Ecologie souhaitent alerter les pouvoirs publics sur les conséquences possibles de ce projet.
La Directive offrira la possibilité aux « entreprises de produire des marchandises dans une gamme potentiellement infinie de formats » pour
« permettre de répondre plus facilement aux besoins de plus en plus divers des consommateurs et à garantir leur libre choix, tout en optimisant la concurrence dans l'industrie ». Ce projet
peut permettre de réduire les emballages en faisant correspondre au plus proche les contenus des produits à leurs emballages (contrairement à des boites à 1/3 vides, fréquemment rencontrées dans
nos magasins). Mais le contour extrêmement flou de cette directive risque d’entraîner l’apparition de nouveaux produits à portion individuelle
et engendrer ainsi beaucoup plus de déchets d’emballages. Beaucoup de portions uniques ont créé des besoins inutiles (dosettes de sucres, parts unitaires de fromage, de biscuit
sur-emballé..), qui de surcroît déresponsabilisent le consommateur, en feignant l’absence d’enjeux liés au problème de la surproduction de déchets. Sans encadrer les problèmes de sur-emballage,
cette directive s’apprête à en libéraliser la diffusion !
La directive sur la déréglementation des emballages pourrait également engendrer des surplus d’emballages dans l’unique but marketing de rendre
le produit plus attractif, sans tenir compte de la quantité d’emballages, comme c’est le cas par exemple pour les brosses à dent Génération Ecologie refuse
de voir encore une fois les enjeux environnementaux pass.er en dernier lors de la conception d’emballages
Le nouveau projet de directive sur la déréglementation des emballages doit être suivi de près par les pouvoirs publics. Génération Ecologie appelle donc les pouvoirs publics à responsabiliser les producteurs d’emballages et à contrôler fermement la bonne mise en œuvre des textes relatifs à la
prévention des déchets (ce qui n’est actuellement pas fait !). Un nouveau test pour M Alain Juppé.
Selon le Worldwatch institute, près de 2 millions de tonnes de bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) se retrouvent dans les décharges chaque année aux Etats-Unis. De plus, fabriquer et transporter les bouteilles nécessite beaucoup d’énergie, et les cours d’eau et les eaux souterraines sont mis en danger lorsque leur exploitation est excessive. Selon le Worldwatch institute, une bouteille d’eau peut coûter entre 240 et 10.000 fois plus cher que l’eau du robinet.
Les Etats-Unis sont les plus gros consommateurs d’eau en bouteille. Toutefois, l’Inde et la Chine, qui font partie du «top ten», ont respectivement triplé et doublé leur consommation entre 2000 et 2005
A l’échelle mondiale, on enregistre environ 1 100 saisies par an d’ivoire illégal, soit en moyenne 3 par jour. Si le nombre des saisies est en baisse, celui du tonnage (une paire de défenses d’éléphant pèse en moyenne 10 kg) connaît par contre une courbe inverse, démontrant la professionnalisation des filières de trafic. Les saisies d’une tonne, ou plus, ont quasiment doublé ces dernières années, le programme ETIS (1) en ayant recensé 32 entre 1998 et 2006, quand 17 cas étaient enregistrés de 1989 à 1997.

Estimation du tonnage d'ivoire et des cas de saisies par an (source ETIS - mars 2007)
Les 3 pays les plus impliqués dans ce trafic seraient la République démocratique du Congo, le Cameroun et le Niger. Rien d’étonnant à ceci car 'Avec une multitude de zones de conflit, l’Afrique
centrale écoule énormément d’ivoire, et ces 3 pays sont les filières de prédilection depuis l’Afrique vers les marchés internationaux…' explique Tom Milliken, principal auteur d’une récente
étude.
Rappelons que la demande d’ivoire augmente principalement pour alimenter un marché asiatique où les prix atteignent des sommets (Chine, Japon et Thaïlande essentiellement). L’ivoire transite
alors dans les ports, notamment ceux de Hong Kong, Macao et Taiwan, ou via les Philippines. Ensemble, ces 7 territoires représenteraient 62 % des saisies du continent asiatique. Si la Chine
a, selon le WWF, fait des efforts significatifs à l’intérieur de ses frontières, ETIS relève la présence de Chinois dans au moins 126 saisies d’ivoire sur le continent africain.
ETIS est la plus grande base de données en matière de saisies d'ivoireAlain Juppé, Ministre d’Etat à l’Ecologie et au Développement et à l’Aménagement durables a déclaré au Journal Le Parisien vouloir s’ « inspirer » de la décision du Gouvernement allemand de suspendre l’autorisation de commercialisation de semences de maïs OGM MON810 de Monsanto, le seul OGM autorisé à la culture en Europe et qui pourrait être cultivé en France sur 30.000 ha en 2007 selon les semenciers.
Je me félicite de cette intention et je demande à ce qu’elle soit concrétisée, sans attendre, par la suspension de toutes les autorisations et mises en cultures d’OGM en plein champs.
J’ estime que cette suspension contribuera à une préparation sereine et constructive du Grenelle de l’environnement. Toutefois, cette suspension ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : les autres cultures d’OGM doivent également être interrompues tant les risques sont inacceptables.
Il nécessite notamment, vu sa complexité, quatre autorisations distinctes, soumises chacune à une procédure d’enquête publique.
La première autorisation, au titre de la loi sur l’eau, concerne l’ouverture de la piste reliant la concession de Camp Caïman à la route nationale 2. Les travaux doivent s’effectuer dans les lits mineur et majeur des nombreux cours d’eau traversés.
Son enquête publique, qui s’est déroulée en février 2006, a suscité nombre d’observations défavorables, donnant lieu a contrario à un étonnant avis favorable du commissaire enquêteur. Malgré les lacunes grossières du dossier, le préfet a autorisé, le 5 mai 2006, la réalisation de la piste, sans même attendre la fin des procédures relatives aux trois autres demandes !
Cette autorisation est manifestement illégale : ni les procédures adéquates, ni les prescriptions nécessaires et indispensables pour assurer la sécurité de cette piste n’ont été prises en compte. France Nature Environnement en demande donc l’annulation au Tribunal administratif de Cayenne.
Les trois autres demandes d’autorisations, au titre des codes minier, de l’environnement et de l’urbanisme, ont également été soumises à enquêtes publiques début 2006. Compte tenu des problèmes majeurs et des oppositions soulevés par ce projet minier, l’Etat a décidé d’envoyer une mission d’enquête sur place. CBJ-Caïman a retiré ses demandes suite au rapport défavorable de la mission d’enquête, remis le 11 octobre 2006 aux ministres de l’Ecologie et de l’Industrie. Deux lacunes majeures du projet y sont soulignées : l’impact sur la faune et la flore sauvages et les conditions de rejet dans le milieu naturel des effluents cyanurés. A peine deux mois plus tard, CBJ-Caïman présentait de nouvelles demandes d’autorisations. L’enquête publique les regroupant s’étant achevée le 30 mars 2007, la population et les ONGs locales et nationales, toujours fortement mobilisées contre le projet, sont maintenant dans l’attente de l’avis des commissaires enquêteurs.
C'est avec impatience que j'attends la réaction et les mesures de notre super ministre de l'Ecologie , M Alain Juppé, sur ce dossier.



