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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
La nouvelle enquête publique relative au projet de mine d’or à ciel ouvert couplé d’une usine de traitement « Seveso II » sur la montagne de Kaw en Guyane, présenté par la filiale de la multinationale Cambior-Iamgold, la société CBJ-Caïman SAS, s’est achèvé vendredi 30 mars 2007 à Cayenne.
Génération Ecologie avait déjà exprimé son opposition la plus vive lors de la première vague d’enquêtes publiques relatives à ce projet début 2006, dont l'une reçu d'ailleurs un avis défavorable du commissaire enquêteur.
En 2007, les données n’ont pas beaucoup évolué :
Le projet industriel est prévu sur une zone reconnue officiellement d'intérêt écologique majeur, dont la valeur est démontrée à travers les deux réserves naturelles et la zone humide de valeur internationale classée Ramsar qui l'entourent, le tout étant situé dans un Parc Naturel Régional. Comment penser que soient autorisées l’ouverture d'une carrière gigantesque et l'exploitation d’une usine Seveso II dans un tel endroit, alors qu'il mériterait plutôt d'intégrer les espaces protégés alentours ?
- L'étude d'impact souffre toujours d'inventaires écologiques incomplets, alors que cette zone constitue un haut lieu de la biodiversité, et d'évaluation de l'impact de l'activité industrielle encore à approfondir, alors qu'il est envisagé l'application de mesures après autorisation, sans en connaître au préalable les résultats et sans pouvoir revenir en arrière ;
- Le dossier révèle aussi des incohérences et des imprécisions pour les données relatives aux procédés industriels innovants, jamais testés en milieu tropical, notamment avec l'utilisation du cyanure pour le traitement du minerai
- La remise en état du site, avec sa revégétalisation, constitue un pari risqué sur l'avenir, avec des sols bouleversés, des supports issus de minerai, et des techniques qui relèvent de l'expérimentation. L’exploitation risque fort, avec les risques potentiels de pollution, de constituer un point de non retour pour la montagne de Kaw.
La montagne de KAW, chronique d'une mort écologique et paysagère annoncée ?
Devant les caractéristiques écologiques exceptionnelles de la montagne de Kaw, Génération Ecologie s’oppose toujours a ce projet et demande à L'Etat, qui en est le garant, de veiller à l'intégrité totale de la montagne de KAW et promouvoir des activités en harmonie avec ses richesses naturelles, dans le cadre d'un développement enfin durable.
Hier la justice Française s’est encore une fois ridiculisée et elle a encore porté atteinte, une fois de plus, à son crédit. En condamnant l’ animateur de télévision Jean-Luc Delarue à trois jours de stage de citoyenneté. Pourtant l’animateur était sous le coup de plusieurs chefs d’inculpation « violence, outrage, agression sexuelle et tentative d’entrave à la circulation aérienne », des faits que la justice française considère comme bénins quand il s’agit d’un people de notoriété, vu le verdict.
Les deux derniers chefs d’inculpation n’ont pas été retenu par le tribunal.
La procédure était jugé dans le cadre du « plaider-coupable » une procédure à l’américaine qui favorise les nantis, vu que M Delarue a verser plus de 150 000 euros aux plaignants pour les indemniser de son « pétage de plomb » comme il dit. La justice aurait elle été aussi clémente si l’auteur des faits avait été un citoyen lambda, au compte en banque moins garni, j’en doute. Ce jugement me scandalise.
Aujourd’hui 29 Mars, le premier convoi de « l’autoroute ferroviaire » Luxembourg Perpignan va circuler. Génération Ecologie constate qu’il s’agit enfin de la traduction concrète en France du concept de ferroutage à longue distance. Cette ouverture de service de transport ne doit pas masquer toutes les difficultés et incertitudes de la politique actuelle des transports ferroviaires et le repli chronique de cette activité depuis de nombreuses années.
Pour Génération Ecologie, vouloir mettre en œuvre une autre politique des transports de marchandises, répondant aux défis environnementaux, passe par des choix politiques beaucoup plus volontaristes avec, par exemple :
-des priorités d’investissements (et pas forcément d’infrastructures) sur les modes alternatifs à la route : ferroviaire, fluvial, voire maritime ;
-l’arrêt des projets autoroutiers en cours ;
-la prise en compte indispensable des réels coûts des transports pour la société, et la mise en œuvre de l’éco-redevance sur le transport routier.
L’exemple de ce projet est une première étape favorable à des transports plus respectueux de l’environnement. Un projet isolé ne constitue pas à lui seul une nouvelle politique de transports.
La SNCF prévoit en effet l’installation de poubelles de tri dans les gares et à bord de ses trains pour 2008. L’expérimentation de la collecte sélective en 2007 concerne une dizaine de grandes gares dont certaines situées sur le tracé du TGV Est. Ce diagnostic devra conduire la SNCF à généraliser en 2008 la mise en place de ces poubelles de tri dans de nombreuses gares, ainsi qu’à bord des trains, dans les wagons-bars accessibles au public, avec pour objectif louable le recyclage effectif de ces déchets triés. La SNCF a également affirmé son désir d’impliquer les acteurs locaux pour chaque gare, et notamment les associations locales, indispensables à une bonne communication autour du tri sélectif.
Génération Ecologie se félicite des engagements de la SNCF en matière de collecte sélective, témoins d’une évolution vers le développement durable et d’une mise à niveau à l’échelle de nos voisins européens.



