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Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), « les taux les plus élevés de découvertes de séropositivité VIH notifiées en 2005 sont observés en Guyane (891 par million d’habitantEs), à Paris (336), en Seine-Saint-Denis (226), en Guadeloupe (196), en Martinique (190), dans le Val-de-Marne (168), dans le Val-d’Oise (145) et dans l’Essonne (104) ». Dans les seuls DFA (Départements français d’Amérique : Guyane, Guadeloupe, Martinique), le taux moyen de découvertes de séropositivité VIH notifiées en 2005 est de 318, soit cinq fois plus qu’en France hexagonale (62).
Ces chiffres effarants indiquent qu’une discrimination méconnue, une de plus, pèse sur les populations noires dans notre pays : en France, le VIH/sida frappe d’abord les départements où elles sont les plus présentes. En outre, sur l’ensemble du territoire national , les seulEs ressortissantEs de pays d’Afrique subsaharienne représentent 35% des découvertes de séropositivité notifiées en 2005 (sur l’ensemble des personnes de nationalité connue). On peut donc estimer que c’est finalement près d’une découverte de séropositivité sur deux qui concerne une personne noire.
Ces données disent assez l’urgence de penser et de mettre en oeuvre une politique de prévention du VIH/sida qui s’adresse spécifiquement aux populations noires en France. Cette urgence ne peut se réduire à la simple reproduction de ce qui se fait déjà : elle exige des actions ciblées et beaucoup plus ambitieuses qui tiennent compte des spécificités de ces populations.
