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La planète ne se partage pas , elle se gère.
Le progrès ne se subit pas, il se choisit
La démocratie ne se brade pas , elle se vit
La révolution écologique sera réfléchie et économique
De nouvelles fuites de radioactivité ont été constatées à la centrale du Tricastin contaminant une centaine d’employés et augmentant l’inquiétude des riverains.
On ne peut pas jouer continuellement avec les peurs des populations vis-à-vis de la filière nucléaire. Ces peurs sont légitimes puisque la radioactivité, contrairement aux « marées noires d’hydrocarbures », ne sont pas décelables par le public mais sont soumises au bon vouloir des spécialistes. Il est donc fondamental que les citoyens puissent faire une totale confiance à ces spécialistes. Hors ce n’est pas le cas. Cette confiance (qui n’a jamais été totale) a été largement entamée lors de l’accident de Tchernobyl par les déclarations des responsables français et notamment du Professeur Pellerin. Il était donc urgent de restaurer cette confiance, ce que n’ont pas fait les responsables français. Comment est-on passé, en France, d’une industrie compétante et compétitive à une industrie qui accumule les incidents nucléaires et les bavures médiatiques? Voila la vraie question.
A cela deux réponses :
-La privatisation partielle d’une grande partie de l’activité (par souci de rentabilisation financière) à des filiales qui n’ont pas la culture du risque nucléaire. L’abandon du service public dans ce type d’industrie est toujours dangereux.
-L’étatisation de la surveillance nucléaire. Quelle confiance peut-on accorder à une ASN (Agence de Sureté Nucléaire) dont les membres sont nommés par le Président de la République et qui donnent systématiquement raison aux opérateurs des centrales nucléaires contre les détracteurs. Ferait-on confiance à des juges qui donneraient toujours raison aux mêmes plaignants? L’état ne peut être à la fois « juge et parti » dans la surveillance nucléaire. Pourquoi les experts français, si recherchés et écoutés à l’extérieur, sont suspects dans leur propre pays ?
La confiance ne sera restaurée que lorsque les citoyens pourront sans inquiétude ni défiance, écouter les communiqués des experts. Pour cela il faut que ces derniers dépendant d’un organisme international et non d’une commission d’experts nommés par les responsables politiques français. Au moment où l’on apprend que l’énergie fossile va disparaître et que les énergies renouvelables (en particulier les agro carburants) seront limitées, il est dangereux de couler toute une filière énergétique (comprenant aussi ITER) par manque de courage politique.
Doté d’une mauvaise réputation, le vautour pâtit de la croyance
populaire, laquelle l’a érigé en charognard de basse besogne. Une image bien éloignée de la réalité au regard des nombreux services que ce rapace rend non seulement à l’environnement mais également
aux éleveurs. Appliquant le précepte de l’échange de bons procédés, vautours et éleveurs s’aident mutuellement. Chaque année, ces oiseaux « recyclent » en s’alimentant de carcasses de vaches,
moutons, chevaux, porcs et animaux sauvages. Or, en éliminant les déchets organiques générés par les activités du pastoralisme, le vautour réduit considérablement les coûts nécessités par les
filières industrielles de l’équarrissage (1) industriel. On les évalue à plusieurs centaines de milliers d’euros.Même si leur capacité d’action est certes limitée en comparaison des 3,5 millions de tonnes de carcasses traitées industriellement chaque année en France, elle reste non négligeable pour de petits éleveurs indépendants. A l’origine de ces tarifs élevés, la difficulté d’accéder aux éléments à éliminer complexifie l’intervention. En hiver, les conditions climatiques freinent, voire stoppent, l’avancée des équarrisseurs. En été, les délais de récupération peuvent s’étendre sur 4 ou 5 jours, enfreignant les 48 heures légales d’enlèvement.
Pourtant, malgré ce rôle écologique incontestable, le vautour peine à se maintenir en France, notamment face à l’utilisation massive de pesticides. Actuellement, on recense quatre espèces de vautours nécrophages présents sur le territoire français : le vautour fauve, le vautour moine, le percnoptère et le gypaète barbu.
Alors que nous sommes de plus en plus conscients de la nécessité de préserver la biodiversité pour maintenir un équilibre naturel déjà précaire bien que vital, il serait absurde de renier l’allié de poids qu’incarne le vautour sous prétexte qu’il est une victime supplémentaire des dérives de l’activité humaine.
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Depuis le 1er juin, la production et la distribution de sacs plastique ultrafins est
interdite en Chine. Une mesure d’ampleur dans un pays où, selon l’agence environnementale chinoise, près de 3 milliards de sacs plastique seraient utilisés quotidiennement.
Problème : les fabricants pourraient augmenter la production de sacs plus épais et payants. La nouvelle réglementation chinoise, en vigueur depuis le 1er juin 2008, interdit la production, l’usage et la vente de sacs plastique d’une épaisseur inférieure à 0,025 mm. Le gouvernement souhaite ainsi réduire la pollution par les plastiques et limiter l’utilisation de pétrole. Les détaillants encourent une amende de 10 000 yuans (environ 930 euros) en cas de violation de la réglementation. Le prix de vente des sacs plus épais n’est pas fixé, en revanche, dans la réglementation, mais il doit être supérieur au coût de production et clairement indiqué aux consommateurs. Pour des raisons sanitaires, l’interdiction de distribution gratuite ne concerne pas l’emballage des aliments frais comme la viande, des produits congelés, et des plats cuisinés. Une mesure notable, dans un pays où les enjeux environnementaux ne figurent que depuis peu sur l’agenda politique. En 2002, l’Irlande avait montré la voie en mettant en vigueur une taxe qui s’était traduite en quelques mois par une baisse de 90% du nombre de sacs plastique en circulation. En 2007 le gouvernement irlandais a néanmoins décidé d’augmenter la taxe car le nombre de sacs vendus s’était remis à augmenter. En Chine une telle réglementation peut constituer un progrès significatif dans la lutte contre la « pollution blanche ». Près de 3 milliards de sacs plastique seraient utilisés quotidiennement dans le pays selon la All-China Environment Federation. Rien qu’à Pékin, le nombre de sacs plastique pourrait dépasser les 10 milliards par an selon Takeshi Ikeda, qui travaille au sein d’une ONG environnementale chinoise. Ce Japonais a fait équipe avec quatre jeunes chinois, tous bénévoles, pour élaborer un document d’une vingtaine de pages sur la question des sacs plastique. Il s’agissait pour eux d’informer et de proposer des mesures concrètes. « Les consommateurs ont souvent des conceptions erronées. On leur parle beaucoup des alternatives au sac plastique classique, par exemple le sachet biodégradable. Mais sa production à base de végétaux est polluante et il pose de problèmes dans les chaines de recyclage. La vraie solution consiste à réduire les quantités de déchets.» Leur analyse a été mise en ligne sur l’un des blogs les plus populaires et mentionnée dans la presse. Elle propose six recommandations à partir de la nouvelle réglementation chinoise. |
Le Parlement rassemblé en « Congrès extraordinaire » à Versailles, devra voter la « loi de réforme des institutions ». Après 9 mois de discussions « la commission
Balladur » a-t-elle acouchée d’une souris? C’est en tout cas ce que pense Génération Ecologie.
Il était normal que le Président de la République qui, depuis l’institution du « quinquenat » (merci Monsieur Jospin), cumule quasiment tout les pouvoirs, veuille en laisser quelques-uns au Parlement et à l’opposition afin de ne pas porter tout le poids du bilan en 2012.
Cependant, cette cession s’apparente plus à une distribution de miettes qu’a un réequilibrage des pouvoirs. Les marchandages de dernière minute (auprès des Radicaux de gauche notamment) et les pressions sur les députés UMP récalcitrants, demontrent qu’il s’agit plus d’une opération médiatique que d’une réforme en profondeur du système politique.
Contrairement au système presidentiel américain où le Président (qu’il soit républicain ou démocrate) peut être confronté à un Parlement hostile au cours de son mandat, le Président issue de la droite française est assuré d’être majoritaire pendant tout son mandat, aussi bien à l’Assemblé Nationale qu’au Sénat alors qu’un Président de gauche ne l’est pas. En effet, la majorité au Sénat (du fait de son scrutin) est de droite depuis plus de 50 ans.
La seule réforme compréhensible aurait été l’introduction d’une large part de « proportionnelle » dans les differents scrutins et notamment dans celui des législatives. Or cette réforme, comme les précédentes, y tourne carrément le dos.
Il ne sagit donc pas d’une « ouverture » du milieu politique français à des sensiblités nouvelles mais seulement d’une petite largesse présidentielle envers ses partenaires politiques habituels.
Réunir un « Congrés Parlementaire » pour si peu revient à banaliser une procédure réputée exceptionelle.
Les fuites de radioactivité intervenues à la centrale du Tricastin et le constat que les nappes phréatiques étaient déjà polluées avant le récent accident nucléaire, montre que l’IRSN (institut de Radioprotection et de Surveillance du Nucléaire) n’a pas fait son travail à long terme. Heureusement qu’on ne nous a pas dit, comme pour Tchernobyl, que les rejets de radioactivité n’avaient pas dépassé l’enceinte de la centrale.
L’IRSN tout comme l’EDF et le complexe nucléaire français dépendent de l’Etat. Il peut donc y avoir interaction et autocensure des différents organismes concernés. C’est pourquoi Génération Ecologie demande que la surveillance nucléaire soit confiée à un organisme international indépendant comme l’ONU ou l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique) basée à Vienne (Autriche). Même sous les pires pressions des USA lors de l’intervention en Irak, cet organisme avait su préserver une certaine indépendance de parole.
Puisque le nouveau gouvernement français fait une confiance absolue aux experts étrangers (bien qu’il les choisisse lui-même) pour évaluer la Recherche française, on peut penser qu’il ne sera pas allergique à un contrôle international de ses centrales nucléaires, tout cas pour celles qui seraient hors du domaine militaire.
Cette proposition déjà mise en application pour les pays de l’Est, devrait se réaliser dans un pays ou la transparence officielle souffre encore de quelques lacunes.

