Michel VERNA
 
Conseiller Municipal Délégué à l'environnement , au développement durable
de la Ville de Soisy-sous-Montmorency

Conseiller  de la communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency

4eme Vice -Président du syndicat Emeraude

 michel.verna@laposte.net


 

 

Agenda Ecolo

   La planète ne se partage pas , elle se gère.

Le progrès ne se subit pas, il se choisit

La démocratie ne se brade pas , elle se vit

La révolution écologique sera réfléchie et économique

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 18:51

La photo des membres

 

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Voir le site du Conseil Général du 95 

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 14:25

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 15:59

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Ce matin Arnaud Bazin président du Conseil Général du Val d'Oise a installé le Conseil Valdoisien du Développement Durable , un conseil de 37 membres dont j'ai l'honneur de faire parti. Les travaux de cette instance sont placés sur le thème du "Grand Paris et du Déve loppement Durable" et devrons inscrire le Val d'Oise dans une perspective à l'horizon 2050.

 

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Par Michel Verna - Publié dans : GE Val d' Oise
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:11

Jai représenté Luc Strehaiano maire de Soisy-sous-Montmorency lors de cette conférence débat sur l'avenir des forêts periurbaines en IDF.

Véritable enjeu de développement durable le poumon vert d'IDF comment concilier 80 millions de visiteurs dans les massifs forestiers d'IDF et la gestion économique du bois et la régénération.

L'ONF s'engage dans une nouvelle gouvernance avec les élus et les associations de defense de l'environnement.

 

Voir ci dessous les résumés des interventions

 

Près de 300 personnes étaient réunies dans la salle Victor Hugo de l'Assemblée nationale pour échanger autour des enjeux de la gestion des forêts domaniales périurbaines d'Ile-de-France.

 

Durant un peu moins de trois heures, les différents intervenants ont pu exposer les caractéristiques de ces forêts aux portes des villes, expliquer le type de gestion particulière qui était effectuée, et répondre aux nombreuses questions des élus, membres d'associations de protection de l'environnement et représentants de la société.

 

  • Hervé Gaymard, président du Conseil d'administration de l'ONF a expliqué la genèse de cette démarche : « Depuis ma prise de fonctions, j'ai été sollicité à de nombreuses reprises par des élus, des associations ou bien des citoyens qui attiraient mon attention sur leur incompréhension face à certaines décisions de gestion sylvicole. Il m'est donc apparu indispensable de d'engager un travail commun. Ce moment est le point de départ de la construction d'une politique durable pour ces forêts périurbaines. »

 

  • Au terme des différentes interventions réalisées à la tribune, un riche débat s'est déroulé avec les participants présents dans la salle.
  • Hervé le Bouler, membre de France Nature Environnement a clarifié la position de l'association : « Elle est contenue dans un protocole que nous avons signé avec la forêt publique et la forêt privée, et qui demande de "produire plus tout en protégeant la biodiversité" au plus près des terrains. Nous demandons donc à l'ONF que soit produit plus de bois, car c'est un des moyens de sortir de la dépendance au carbone et probablement aussi de la dépendance à l'atome. Mais en rajoutant "protéger la biodiversité", nous soulignons qu'il faut produire ce que la forêt peut en fonction évidemment de la biodiversité. »
  • Laurent de Normandie, président de la Fédération nationale du bois a pour sa part souligné l'importance de maintenir la production de bois dans ces forêts : « Le bois c'est une recette importante pour l'ONF, c'est cette recette qui conditionne le reste des usages que nous souhaitons voir se pérenniser, et qui sont la protection de l'environnement et l'accueil du public. L'Ile-de-France est un réservoir de bois dont la filière bois française a besoin pour alimenter l'ensemble des besoins économique du grand public. Les défis qui seront les nôtres demain, notamment en termes d'énergies renouvelables sont importants, et quand on installera des chaudières à plaquettes dans les collectivités, les piscines, les hôpitaux, ou encore les crèches, il faudra que le bois vienne de la forêt d'à côté. »

 

  • A l'issue des débats, Pascal Viné, directeur général de l'ONF, a présenté un plan d'action spécifique qui conduira à rénover la politique de gestion de ces forêts. Afin de répondre aux attentes sociales très fortes qui existent en Ile-de-France, le but de cette démarche et de définir une méthode pour identifier les attentes et trouver la réponse adéquate, à l'échelle des massifs, puis au niveau régional et national. La feuille de route fixée prendra la forme d'une charte. Celle-ci sera élaborée en vue de renouveler la gouvernance, d'adapter les techniques forestières, et de tendre vers une information partagée et anticipée avec les élus, les partenaires et les publics.

Voir la video de la conférence

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 11:12

 

              

      « Garantir l’approvisionnement en électricité de la France

                          à l’aune des défis énergétiques en Europe »        

                                    (Compte-rendu des exposés)

 

En introduction, Françoise DUTHEIL, Vice Présidente de la Commission Economique du Parti Radical et Présidente du pôle « Energie »,  présente la mission de RTE (Réseau de Transport de l’Electricité).  Compte-tenu des  projets  politiques à court terme soit en France (abaisser à 50% la part du nucléaire, accroître la part des Energies Renouvelables), soit en Allemagne (arrêt du nucléaire), une série de questions est posée à RTE quant à sa gestion face à ces contraintes nouvelles.

 

 

RTE, représenté par son Directeur Adjoint, Monsieur Stéphane COSSE,  Chef du département des Affaires Publiques et Européennes, était au Centre du débat

 

Dans la gestion du Réseau de Transport Electrique français, les principaux problèmes qui se posent usuellement sont les suivantes :

- à court terme : va-t-on passer le cap de la pointe de l’hiver ?

- à moyen terme : disposera-t-on d’une production électrique suffisante ?

- à long terme : quelles seraient les conséquences de la diminution de la part du nucléaire en matière de sécurité d’approvisionnement de l’électricité en France ?

 

Il faut savoir que la consommation d’électricité croît chaque année tout particulièrement en raison  des usages nouveaux de l’informatique, des portables, des tablettes ou du chauffage électrique. La pointe de consommation est pour tous au même moment : entre  19 et 20 h.  En 2010, le record de la consommation moyenne (non pas le pic) de la première semaine de janvier a atteint 86.800 MWe, en hausse d’environ 1.000 MWe par rapport à l’hiver 2010-2011.

La puissance disponible prévisionnelle du parc de production est en moyenne en augmentation de 1.600 MWe par rapport à l’hiver 2010-2011 et  pourra encore être supérieure mi-décembre en raison d’une meilleure maintenance des centrales nucléaires. Il semblerait donc que les marges de sécurité suffisent.

 

Toutefois,  il subsiste des cas régionaux  où la situation est tendue:

La Bretagne produit 10% de l’électricité qu’elle consomme ; elle en « importe » donc 90%, ce qui peut être une source de défaillance dont les consommateurs sont prévenus par un dispositif d’alerte  SMS demandant de réduire leur consommation.

Idem en Provence-Côte d’Azur : 1 seule ligne longeant la côte est un risque de défaillance, prévenue par appels SMS et radio

 

Sachant qu’une baisse de température de 1°, entraîne une hausse de consommation de 2.300 MWe, lors de « grands froids », de – 6° à -8°, la demande croît de

 + 7.000 MWe qui doivent être importés. Afin de disposer d’une marge de manœuvre, on demande alors aux gros consommateurs de « s’effacer ».

Tenant compte des lignes de transport Haute Tension, la capacité actuelle d’importation dont nous pouvons disposer est entre 7.500 à 9.100 MWe, en fonction des échanges aux frontières coordonnés par des gestionnaires du transport pour l’Europe. La mutualisation de l’électricité existe déjà, car en Allemagne la pointe est plus tôt vers 18h, et en Espagne plus tard vers 20h.

Raisonnablement la France en 2011 disposera des capacités qui seront nécessaires. Toutefois, l’Allemagne pourrait limiter  ses capacités d’exportation vers la France compte-tenu de l’arrêt de 8 de ses réacteurs nucléaires. En cas de vague de froid simultanée dans les deux pays, la France et l’Allemagne pourraient ne pas pouvoir s’entraider.

 

A moyen terme  (jusqu’en 2015), la production française devrait être généralement suffisante. Cependant la loi NOME est de nature à modifier profondément le bilan prévisionnel ; la logique économique voudrait donc qu’elle implique que les producteurs concurrents de l’EDF investissent par eux-mêmes les capacités de production ou les volumes d’effacement supplémentaires nécessaires

 

A long terme (2030), des défis colossaux sont mis en évidence par l’évolution considérable des mix énergétiques que l’on peut envisager :

 

-         défi géographique : les moyens de production sont loin des lieux de consommation.

Deux exemples :

*En Mer du Nord, l’Allemagne, la France, le Danemark, prévoient 32.000 MWe de centrales éoliennes offshore ; or la consommation est au SUD. Les capacités d’interconnexion de lignes HT devront en conséquence être fortement renforcées, aux niveaux de 4.000 km de lignes HT supplémentaires en Allemagne et 20.000 km en Europe d’ici 2020.

*Le plan solaire méditerranéen DESERTEC  nécessitera de grandes liaisons sous-marines, super-réseau du futur évalué à 2.000 Milliards €.

 

Certains envisagent des Energies Renouvelables décentralisées, mais à cause de leur intermittence cette solution  constituerait une difficulté pour RTE.

On pourrait par contre mutualiser les grands flux à travers l’Europe, entre la France et l’Allemagne par exemple.

 

     - défi technique opérationnel: car l’insertion à une grande échelle de l’énergie intermittente et fluctuante des EnR va conduire à modifier structurellement les modalités de gestion de la sûreté du système électrique (optimisation, flexibilité, aléas de production, réserves de capacité)

Par grand vent, il existe un risque de coupure du réseau : comment couper les éoliennes à distance ? L’affinage des prévisions de Météo France et les réseaux intelligents pourront sans doute constituer des réponses

 

-         défi de l’acceptabilité par les citoyens  de la multiplication des lignes à Haute Tension (la ligne France-Espagne n’a été acceptée qu’au bout de 25 ans).

Dans les 10 dernières années,  le réseau HT s’est accru de +1% par an environ. Or dans les 10 prochaines années, l’augmentation devra atteindre + 15% par an.

Le coût des lignes HT exigerait d’être multiplié par 7 si les  lignes étaient enterrées.

 

Autres défis :

-          une  mutualisation accrue des moyens de production pour optimiser l’équilibre demanderait de doubler les lignes HT transfrontalières

-         la baisse de la part du nucléaire compensée par des EnR  demanderait des moyens de production de pointe supplémentaires de 10 GW de puissance pour maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité dans tout le pays. Ce supplément ne pourrait alors être produit que par des énergies fossiles polluantes.

      -   la baisse de la part du nucléaire entraînerait selon les hypothèses pour 2030

   soit un émission minimale de CO2 de 15,7 millions de tonnes, 

   soit  23, 1  millions de tonnes de CO2 pour l’hypothèse « nucléaire bas ».

Par Michel Verna - Publié dans : FRANCE
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